Vous venez de recevoir la première édition de Embedded-online.info, une lettre électronique gratuite qui sera publiée une semaine sur deux. Comme son nom l'indique, il s'agit d'une lettre thématique consacrée aux systèmes embarqués. Comme chacun sait, la notion de "systèmes embarqués" est très vaste et touche plusieurs catégories d'ingénieurs et techniciens, dans des univers différents.
Nous ne nous adresserons pas directement à ceux qui réalisent des systèmes à partir des composants électroniques et nous ne parlerons donc pas du dernier microprocesseur ou FPGA qui arrivent sur le marché. Nous pensons cependant que notre lettre intéressera les spécialistes des composants et de la CAO car nous évoquerons régulièrement tout ce qui se passe autour des logiciels et des standards en tous genres.
En découvrant cette lettre, vous verrez que nous nous efforçons de développer les informations, que nous ne publions pas les communiqués orginaux des fournisseurs. Par ailleurs, les nouveaux produits sont accompagnés de leur fiche technique, dans la mesure où celle-ci est disponible sur le site du fabricant.
Cette lettre électronique est éditée par Cimax, mieux connu à travers les revues techniques qu'il édite : Jautomatise, CAD-Magazine et Géomatique Expert. Le groupe Cimax a décidé d'élargir son offre en éditant des lettres électroniques thématiques, qui viendront s'ajouter à celles déjà publiées dans le prolongement de ses revues. C'est le cas de Embedded-online.info, qui suit de peu Process-Control-online.info. D'autres sont en préparation.
Quant à moi, je trouve là une excellente opportunité de poursuivre une activité dans le prolongement des compétences que j'ai acquises pendant de nombreuses années au sein de Groupetests, spécialisé dans l'édition de publications électroniques et informatiques.
Il s'agit d'un premier numéro, forcément perfectible. J'apprécierais beaucoup toutes les remarques et les réflexions afin d'apporter des améliorations dans les prochains numéros.
Jean-François Peyrucat
Quelques mois après avoir repris l'activité Siemens VDO spécialisée dans l'électronique automobile, Continental a annoncé qu'il ne conserverait pas son centre de développement de logiciels embarqués de Sophia, qui compte 93 personnes. On se souvient que Continental avait auparvant racheté l'activité électronique automobile de Motorola, et il y aurait des recouvrements d'activités avec le centre de Sophia.Cela dit, le centre ne serait pas fermé. Evelyne Démarchez, la directrice du site, indique que Continental est à la recherche d'un repreneur et qu'il y at des contacts sérieux.
Ce rapprochement va d'ores et déjà permettre à Adlink d'accroître sa présence sur le marché américain, grâce aux implantations locales de Ampro. Autre bonus, Adlink va bénéficier de la capacité d'innovation d'Ampro. Quant à Ampro, il pourra s'appuyer sur les ressources financières d'un puissant partenaire et bénéficier de la capacité de Adlink à produire à bas coût.Sur le plan des produits, il existe une complémentarité évidente entre les deux sociétés.Adlink est spécialisé dans les cartes et châssis aux formats AdvancedTCA (et sa déclinaison en format réduit Advanced MicroTCA), CompactPCI 3U et 6U (et leur déclinaison PXI pour les applications d'instrumentation), ainsi que dans les modules COM (Computer On Module) aux formats COM Express et ETX, et enfin dans les Panel PC. Un peu à l'image de celui de son concurrent taïwanais Advantech, le catalogue d'Adlink est résolument tourné vers l'industriel et comprend de nombreux produits destinés à l'acquisition de données, l'instrumentation, le pilotage de moteurs et la vision. Adlink réalise un chiffre d'affaires d'environ 80 millions de dollars et est représenté en France, selon les lignes de produits, par Ecrin Systems (qui a rejoint le groupe IP Systèmes il y a quelques mois), A Plus, Sm2i et Acquisys.Quant à Ampro Computers, elle est spécialisée dans cartes et châssis en petit format aux standards PC/104, EBX, EPIC, mini-ETX, ainsi que dans les modules COM aus formats ETX/XTX et COM Express. La société américaine, qui est à l'origine de la plupart des standards précités et est représentée en France par Atemation, s'adresse à tous les marchés de l'embarqué.
Kontron Modular Computers vient d'obtenir le feu vert de l'Administration pour reprendre les activités de Thalès Computers. Créée en 1986 et basée à Toulon, Thalès Computers représente un chiffre d'affaires de 20 millions d'euros pour un effectif de 100 personnes. Elle est spécialisée dans le développement et la production de cartes aux formats VME, CompactPCI et PMC basées sur des PowerPC. La société adresse surtout les marchés de la Défense et de l'aéronautique, et c'est naturellement l'accession à ces marchés qui intéresse plus particulièrement Kontron. Avec ce rachat, la société allemande se renforce également sur le marché du VME.Commentant cette opération, les analystes de VDC s'étonnent que Kontron s'intéresse à ces activités, compte tenu que la société allemande s'était séparée en août 2007 de son activité "calculateurs durcis mobiles", cédée à Crane. Ils pensent que ce rachat est justifié par le fait que Kontron devait rapidement compenser la perte de chiffre d'affaires due à la cession de cette activité. Ils estiment encore que ce rachat se situe dans le prolongement de l'activité de base de Kontron, et ne présente pas de risque technologique.Kontron a réalisé un chiffre d'affaires de 447 M€ en 2007, en progression de 10 % sur celui de 2006.
Société italienne créée en 1992, Eurotech veut devenir une référence dans les calculateurs embarqués. Pour y parvenir rapidement, elle décide de débaptiser les nombreuses sociétés qu'elle a rachetées ces derniers mois un peu partout dans le monde, et notamment aux Etats-Unis et au Japon. Dernier événement en date, elle a annoncé la fusion de ses filiales américaines Applied Data Systems et Arcom, qui opéreront désormais sous la bannière Eurotech. On sait que c'est ce qui s'était passé également en France avec le rachat de Erim, devenu Eurotech France. Ses multiples rachats expliquent la croissance élevée du groupe, qui a vu son chiffre d'affaires passer de 50,8 millions d'euros (M€) en 2006 à 76,6 M€ en 2007. Le chiffre obtenu est assez loin des 100 M€ promis au début de 2007 par Roberto Siagri, le Président et directeur exécutif du groupe. Celui-ci explique cet écart par le fait que certaines commandes attendues aux Etats-Unis ont été différées et surtout par la dépréciation du dollar par rapport à l'euro (et les affaires facturées en dollars ont un impact d'autant plus grand qu'en 2007, les Etats-Unis représentaient 60 % du chiffre d'affaires d'Eurotech). En 2008, avec l'intégration du Japonais Advanet, il y aura un meilleur équilibre entre les différentes zones géographiques.Rappelons enfin qu'Eurotech propose une offre tant en cartes qu'en systèmes intégrés. Au niveau des cartes, on trouve les grands formats (VME et CompactPCI) mais surtout les petits (PC/104, EBX, EPIC et les modules COM, Computer On Module). L'offre en systèmes intégrés est vaste, allant des classiques ordinateurs industriels et PanelPC aux petits ordinateurs très spécialisés (embarqués sur des véhicules ou se portant au poignet, par exemple).
On a l'impression qu'elle est là depuis toujours... Et pourtant, Advantech n'a que 25 ans, et encore pas tout à fait (elle a été créée en mai 1983). La société taïwanaise compte aujourd'hui 3.400 personnes pour un chiffre d'affaires de 341 M€., des chiffres qui ne semblent pas colossaux au regard de la notoriété de l'entreprise et de la place qu'elle occupe sur le marché mondial des cartes et des modules électroniques.La société, comme beaucoup d'entreprises taïwanaises, a très vite pensé à l'export. Cette volonté s'est surtout affirmée à partir de 1995, avec une implantation dans les différents pays du monde, notamment en Europe (à Munich) et aux Etats-Unis. Désormais, elle cherche à devenir une GIE (Globally Integrated Enterprise), ce qui veut dire qu'elle va chercher à s'intéresser de beaucoup plus près aux besoins spécifiques des différentes régions du monde; elle est d'ailleurs en train de mettre en place des structures pour cela (en particulier avec une communication directe entre les différentes filiales et les services opérationnels de la maison mère).Rappelons que Advantech est organisée autour de deux grandes divisions : ePlatform (cartes et PC industriels, moniteurs, etc.) et eAutomation (processeurs d'automatismes, PC industriels, moniteurs, entrées/sorties industrielles, etc.).
Le consortium EEMBC (Embedded Microprocessor Benchmark Consortium) vient de constituer un groupe de travail afin de développer un référentiel permettant de comparer les performances (benchmarks) des hyperviseurs pour les applications embarquées.Rappelons qu'un hyperviseur est un programme qui permet à plusieurs systèmes d'exploitation ou plusieurs environnements d'exécution de tourner simultanément sur un même processeur, sans risque d'interférences entre les différentes machines virtuelles (pour cette raison, les hyperviseurs sont également appelés "gestionnaires de machines virtuelles"). Avec l'essor actuel des processeurs multi-coeurs, les hyperviseurs vont jouer un rôle grandissant dans les applications embarquées (jusqu'ici, ils étaient surtout utilisés sur les serveurs), permettant de répartir dynamiquement les charges de travail et la consommation sur les différents coeurs. La direction du groupe de travail a été confiée à la société française Trango Virtual Processors (connue pour son hyperviseur Trango), et plus précisément à son directeur marketing Franck Altschuler.
Initialisé en 2003 par les industriels de l'automobile d'outre-Rhin (auxquels se sont joints Ford, PSA et Toyota), AUTOSAR (AUTomotive Open System Architecture) s'annonce d'ores et déjà comme un standard puisque pratiquement la totalité des sociétés impliquées dans les applications embarquées pour l'automobile (constructeurs automobiles, équipementiers, éditeurs et développeurs de logiciels) font aujourd'hui partie du consortium Autosar (voir la liste sur le site du consortium). L'objectif de cette architecture logicielle est de rendre les logiciels indépendants des matériels, afin notamment de réduire les coûts de développement et de faciliter les évolutions des logiciels et des matériels tout au long de la vie d'un véhicule. Un autre objectif est de permettre de réaliser des applicatifs beaucoup plus modulaires et de faciliter l'intégration des différents modules.Mais il faudra du temps pour passer aux travaux pratiques. Selon Continental Automotive (qui s'est considérablement renforcé ces derniers mois, avec le rachat de la division électronique automobile de Motorola et Siemens VDO), cité par notre confrère Usine Nouvelle dans son édition du 20 mars, seulement 3 % des calculateurs multi-fonctionnels vendus en 2012 seront estampillés Autosar. En 2015, cette proportion restera limitée à 5 %.
VSYSTEMS France, filiale du groupe VMETRO, annonce la signature d’un contrat de représentation avec la société israelienne Aitech Systems, spécialisée dans les cartes processeur, graphiques, d'entrées/sorties à très forte densité, racks durcis, alimentations aux standards VME et CompactPCI. La société est surtout présente sur les marchés de la défense, du spatial et du transport.
Intel et Microsoft ont annoncé qu'ils allaient investir 10 millions de dollars sur 5 ans dans un laboratoire de l'université de Berkeley (en Californie). Le laboratoire cherche à mettre au point un nouveau modèle de programmation pour les traitements parallèles, afin d'exploiter à fond les possibilités des processeurs multi-coeurs, qui vont devenir de plus en plus complexes (Intel a développé un prototype comportant 80 coeurs !).
L'association Scope Alliance a été créée pour favoriser le développement de produits conçus autour de standards matériels et logiciels. Les grands équipementiers des télécoms (Alcatel Lucent, Ericsson, Motorola, Nokia, Nortel...) ainsi que les fournisseurs de matériels et logiciels pour ces industries sont membres de la Scope Alliance. Souvent, les spécifications des standards laissent en effet un peu de place à l'interprétation (parfois, c'est volontaire, ils prévoient une part de spécifique afin de permettre aux développeurs de prévoir des fonctionnalités particulières), mais ceci nuit à l'interopérabilité entre les équipements. Pour favoriser la mise en oeuvre des standards, l'association Scope Alliance a déjà publié plusieurs documents, portant notamment sur l'AdvancedTCA. Elle vient de publier son premier profil pour le MicroTCA. Ce profil définit des guides de conception, limite les options et définit certaines priorités pour ceux qui développent des produits pour les réseaux télécoms.
Caméra In-Sight Micro● Résolution : 640x480 (VGA) à 1600x1200 pixels (UVGA)● Vitesse d'acquisition : 42 images/seconde en standard, 13 images par seconde en haute résolution● Mémoire : 64 Mo sur Flash pour les programmes, plus 128 Mo de RAM● Interface Ethernet 10/100 Base T TCP/IP, y compris pour l'alimentation. Protocoles Profinet, Ethernet/IP; Modbus TCP● Une entrée de déclenchement, deux sorties TOR (Tout ou Rien)● Indice d'étanchéité : IP51● Dimensions: lxHxL : 30 x 30 x 60 mm
Interface opérateur VisionView 700● Ecran 7 pouces, 800x480 pixels● 4 ports Ethernet PoE pour les caméras In-Sight Micro● 1 port Ethernet pour connexion au réseau local● 3 ports USB 2.0● Alimentation 24 vcc● Dimensions (lxHxL) : 20,6 x 17 x 5 cm
Fiche téléchargeable sur le site de Cognex (il ne vous sera demandé que votre adresse email)
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Télécharger la fiche technique du VI-100
Télécharger la fiche technique du VJ-200
Dans l'univers du PC, les évolutions sont permanentes, ce qui est assez peu compatible avec les pratiques de l'industrie, où l'on apprécie la stabilité. Dans cet article, Advantech revisite les évolutions techniques de ces dernières décennies et en tire quelques réflexions pour l'avenir. Pour télécharger l'article, il vous sera demandé de remplir un formulaire (pas trop long, heureusement).Télécharger l'article
Ceux qui recherchent un système d'exploitation avec des fonctionnalités temps réel n'ont que l'embarras du choix. Cet article a le mérite de faire un rapide tour de l'offre, tant des RTOS spécialisés que de l'offre Microsoft ou encore celle de la communauté LinuxTélécharger l'article