A intervalles réguliers (deux fois par an), le VITA (VMEbus International Trade Association) fait le point sur les marchés qui font appel aux standards qu'elle a développés pour les systèmes embarqués (VME, VXS, VPX, PMC, XMC...). Dans sa dernière note de conjoncture publiée en novembre, Ray Alderman, directeur exécutif du VITA, affiche un grand pessimisme qui s'explique par les difficultés que connaissent les marchés militaires et télécoms, qui sont les deux marchés de prédilection des standards développés par le VITA. Au-delà de l'analyse, la note de Ray Alderman est intéressante car elle rappelle les grands mouvements que l'on a connus ces derniers mois tant au niveau des Etats que des sociétés.La baisse des marchés militaires s'explique par la crise financière que connaissent les grands pays, et la priorité qui va être donnée au remboursement de la dette, synonyme de coupures dans les dépenses des Etats. Le marché médical sera également impacté par cette austérité des Etats. Dans l'univers des télécoms, ce sont plutôt les restructurations en cours qui amènent à se poser des questions. On sait qu'après la disparition de Nortel et de la cession (partielle) de certaines activités de Ericsson à Sony, c'est au tour de RIM (qui a développé le Blackberry) et Nokia d'être en difficulté. Ray Alderman ne croit pas aux prévisions des analystes de Wall Street qui pensent que ces sociétés vont être rachetées par Dell, HTC ou Samsung, compte tenu que ces derniers mois, 40.000 brevets de téléphonie cellulaire ont changé de mains (Google rachetant à lui seul 17.000 brevets de Motorola Mobility et Mosaid 17.000 brevets de Nokia) et que ceci aura un impact sur le marché. M. Alderman observe par ailleurs que l'accord signé au printemps entre France Télécoms et Deutsche Telecom va se traduire par une réduction de un milliard d'euros d'achats en équipements télécoms...Ceci dit, Ray Alderman reste optimiste pour le moyen terme. Il prévoit que le marché VME va passer de 500 à 600 M$, sous l'impulsion de la rénovation indispensable de certains équipements militaires. Le marché du VPX, de l'ordre de 200 M$, poursuit sa progression (mais il est faux de le considérer uniquement comme successeur du VME, car celui-ci a encore de belles années), de même que celui des cartes mezzanine (PMC/XMC/FMC), également évalué à 200 M$.
Kontron introduit un nouveau standard de module processeur (COM ou Computer-on-Module), dédié aux processeurs ARM et SoC. L’annonce de ce nouveau standard COM marque une étape importante de l’entrée stratégique de Kontron sur le marché ARM. Adlink a d'ores et déjà annoncé qu'il allait supporter ce standardLa spécification comporte initialement deux formats de modules pour répondre en souplesse à diverses contraintes mécaniques : un module court de 82 mm x 50 mm et un module standard de 82 mm x 80 mm. Basé sur le connecteur MXM 3.0 à 314 broches qui atteint seulement 4,3 mm de hauteur, ce standard permet de créer des concepts durables et minces avec un connecteur économique de bord de carte à doigts dorés qui se met en place horizontalement. Le connecteur existe aussi en version résistant aux chocs et aux vibrations pour les environnements difficiles. Le standard intègre de nouvelles interfaces spécifiques des plates-formes SoC et ARM, dont des sorties vidéo comme LVDS. La feuille de route prévoit aussi d’utiliser DisplayPort avec RGB 24 bits, et HDMI. Une autre première est l’intégration d’interfaces de caméra dédiées, qui minimisent l’effort de conception et la nomenclature. Les utilisateurs n’auront plus besoin de faire des compromis ou de travailler avec des standards inefficaces qui s’étendent du jeu de fonctions x86 aux E/S légères des ARM et des SoC.
Les quatre associés de la société allemande Vector Informatik ont cédé leurs parts à une fondation de famille et à une fondation reconnue d’utilité publique. Cette étape vise à pérenniser l’indépendance de Vector, afin que le spécialiste de solutions pour le développement des systèmes embarqués puisse, à l’avenir, poursuivre sereinement son activité économique axée sur les besoins des clients et des marchés.Les fondations ont été entérinées en août 2011 par l’autorité régionale du Baden-Würtemberg à Stuttgart. Les collaborateurs du siège social de Vector à Stuttgart Weilimdorf ont été informés de ce changement au cours d’une réception. A cette occasion, la société a célébré son 1000ème employé. La fondation reconnue d’utilité publique Vector, dirigée par les créateurs de la société Eberhard Hinderer, Martin Litschel et Helmut Schelling, détient 60 % des parts de l’entreprise. La fondation de famille Vector, à laquelle participe également Thomas Beck, détient les 40 % restants, mais cumule 94 % des droits de vote. Ainsi, par le biais de la fondation de famille Vector, les quatre associés actuels continuent de présider aux destinées du groupe Vector.
ETAS (filiale de Robert Bosch) et RBEI (Robert Bosch Engineering and Business Solutions Limited) ont publié conjointement un logiciel libre baptisé Busmaster. Ce logiciel est destiné à concevoir, surveiller, analyser et simuler des systèmes de bus CAN, non seulement à bord des véhicules, mais aussi dans les techniques d’automation. Financé conjointement par RBEI et Etas, ce projet informatique est ouvert aux contributions de la recherche et de l’industrie. L’objectif est de permettre à un grand nombre de développeurs d’ajouter aisément des fonctions au logiciel dans le cadre de son développement continu. Selon les usages de la communauté du logiciel libre, le développement et l’administration du logiciel peuvent tous deux intervenir au moyen de programmes libres tels que Microsoft Visual Studio Express. L’ouverture de ce projet dirigé par les entreprises qui le financent garantit une grande facilité de modification et d’extension en termes de systèmes de bus, de protocoles et d’interfaces matérielles. Elle raccourcit par ailleurs les cycles d’évolution de la solution. Busmaster a été conceptualisé, conçu et développé par RBEI. ETAS offre une assistance et fournit des services d’ingénierie, incluant la personnalisation, l’accompagnement et la formation.
Esterel Technologies, leader mondial des outils de développement de systèmes embarqués critiques, et Prelytis, le spécialiste des solutions de Business Intelligence à valeur ajoutée, travailleront main dans la main pour proposer des tableaux de bord à valeur ajoutée dédiés aux utilisateurs de la solution SCADE LifeCycle. Justifiant d’un rayonnement à l’international, Prelytis est le premier éditeur du marché à proposer une solution décisionnelle 100 % Web 2.0. Sa technologie, utilisée au quotidien par plus de 100 000 personnes, permet d’accéder à de puissantes fonctionnalités de pilotage. Le partenariat avec Prelytis permettra à Esterel Technologies de proposer aux utilisateurs de sa solution SCADE LifeCycle des fonctionnalités de Business Intelligence avancées :- définition et mise en place d’indicateurs de gestion de projets et de suivi qualité- collecte et extraction de données pour une meilleure utilisation de celles-ci (qualimétrie, métriques sur des modèles SCADE Suite…)- création de vues graphiques interactives et personnalisables et de tableaux de bord depuis tout environnement de travail équipé d'un simple navigateur internetA travers cet accord, les développeurs pourront donc accéder à un nouvel outil de gestion du cycle de vie de leurs projets.
Wind River, leader mondial de l’édition de logiciels pour les marchés de l’embarqué et du mobile, et ISaGRAF, éditeur d'un atelier de programmation pour automates programmables, annoncent qu’ISaGRAF a rejoint le programme Wind River Partner Validation. Les deux entreprises vont collaborer sur une solution de contrôle de sûreté modulaire et testée conçue pour les entreprises des secteurs de l’énergie, du transport et des processus de production. Ce partenariat permet d'offrir une solution de contrôle de sûreté composée des solutions Wind River’s VxWorks Cert Platform et ISaGRAF’s FlexiSafe. Ce partenariat permet de développer des applications présentant un niveau de sécurité SIL3 (selon la norme CEI 61508).
Avec la généralisation de la connectivité Internet et l'explosion des communications sans fil, les équipements grand public ou industriels deviennent de plus en plus communicants. Il existe beaucoup de solutions propriétaires, obligeant à développer des interfaces pour faciliter les communications MtoM (Machine à Machine). Pour ouvrir une communication rapide entre dispositifs sans pénaliser la bande passante réseau, Eurotech et IBM ont créé le protocole ouvert MQTT (Message Queuing Telemetry Transport). En contribuant au code source du client MQTT du groupe de travail M2M de la fondation Eclipse (créée par IBM en 2001), les développeurs peuvent développer des systèmes de transfert de données efficaces dans n’importe quelle application. « De même que http s'est imposé comme standard de communication ouvert sur internet, nous croyons beaucoup à l'avènement d'un protocole de communication ouvert pour le transfert des informations entre équipements intelligents », explique Mike Milinkovich, directeur exécutif de la fondation Eclipse.Pour accélérer le développement des futures générations de produits communicants, IBM et Eurotech ont été rejoints par Sierra Wireless pour créer un groupe de travail sur le M2M au sein de la fondation Eclipse.
FCI Microconnections, division du groupe FCI pionnier et leader mondial dans la conception et la fabrication de circuits gravés flexibles, prend son autonomie sous le nom de Linxens. La création de Linxens, qui emploie 770 personnes et produit plus de 10 milliards de circuits gravés flexibles par an pour des applications de carte à puce, fait suite à l’acquisition de FCI Microconnections par Astorg Partners.Les origines de la société remontent au début des années 80, quand le circuit gravé flexible pour la carte à puce a été inventé afin de répondre au défi de connecter les premières cartes à puces commerciales avec un lecteur. Depuis cette époque, elle est devenue le leader mondial sur le marché du circuit gravé flexible, avec une production totale sur la période de plus de 37 milliards de pièces, et en apportant de nombreuses innovations pour des applications telles que la carte SIM, les cartes bancaires double-interface ou la carte d’identité électronique.La nouvelle société bénéficie des capacités de production et de R&D de premier ordre héritées de FCI Microconnections. Elle a des usines en France et à Singapour, intégrant une production automatisée en bobine à bobine, ainsi qu’une nouvelle unité de contrôle final en Chine. Véritablement internationale, la société a atteint un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros en 2010, dont 61% des ventes réalisées en Asie.Selon les termes de l’accord signé le 30 octobre dernier, 70% des parts de Linxens sont détenues par Astorg Partners et 30% par Bain Capital. Saluant la nouvelle structure d’actionnariat, Christophe Duverne, p.d-g. de Linxens, est très confiant dans on actionnariat : « Le choix d’Astorg Partners est le résultat d’un processus de sélection rigoureux. Il s’agit de l’un de fonds d’investissement privés les plus actifs en France et ils ont la réputation d’aider les sociétés technologiques à se développer sur de nouveaux marchés. Gérant plus de 2 milliards d’actifs, ils font également preuve d’un style de management motivant dans l’accompagnement. »
Itris Automation Square (IAS), fournisseur d'outils de conversion, vérification et documentation pour le développement des programmes pour automates programmables, et SQuORING Technologies, jeune éditeur (il a été créé en 2010) d'outils de pilotage de la qualité pour les logiciels embarqués, viennent de signer un accord de distribution et de collaboration technologique. L'objectif du partenariat est d'intégrer les solutions PLC Checker (analyse automatique de programmes automates) et SQuORE (tableau de bord pour la mesure et le suivi de la qualité logicielle) afin de fournir une solution entièrement intégrée, qui gérera à long terme la qualité des applications. Grâce à ce partenariat, la société IAS dote sa solution PLC Checker de fonctionnalités avancées de supervision de la qualité et d'outils de reporting. De son côté, SQuORING Technologies s'ouvre le marché de l'automatisme dont les propriétés se rapprochent de celles du logiciel embarqué et accélère ainsi sa croissance.
Le standard d'interconnexion de cartes électroniques PCI Express va doubler sa capacité actuelle pour la porter à 16 gigatransferts par seconde. Cependant, il faudra attendre un peu car le PCI Special Interest Group, qui table sur la spécification, pense que celle-ci sera prête au plus tôt en fin 2014, et que les premiers produits devraient arriver en 2016.PCI Express 4.0 s'appuiera sur des connexions traditionnelles à base de cuivre et utilisera le même système de codage 128b/130b que l'actuel standard 3.0 qui autorise des vitesses de transfert de 8 GT/s. Pour l'évolution suivante de PXI Express, prévue au plus tôt en 2019, on passera aux connexions optiques.
Le Portland Group (PGI) et l'entreprise CAPS ont annoncé un nouveau standard de programmation parallèle, connu sous le nom OpenACC, afin que les programmeurs tirent parti, encore plus facilement, du calcul parallèle. Initialement développé par PGI, Cray, et NVIDIA, avec le soutien de CAPS, OpenACC est comme son nom l'indique un standard ouvert, conçu pour permettre aux programmeurs scientifiques et techniques de profiter facilement de la puissance transformatrice de l'hétérogénéité des systèmes informatiques hybrides CPU/GPU.Avec OpenACC, les programmeurs parallèles ont la possibilité de donner des directives au compilateur, en identifiant les zones de code à accélérer, sans qu'ils aient besoin de modifier ou d'adapter le code sous-jacent lui-même. En soumettant le parallélisme au compilateur, les directives permettent à ce dernier d'effectuer le travail approfondi d'une application de calcul précis sur l'accélérateur.Dans un premier temps, les compilateurs existants de Cray, PGI et CAPS vont soutenir le démarrage du standard OpenACC au cours du premier trimestre de 2012. Le standard OpenACC est totalement compatible et interopérable avec l'architecture de programmation parallèle NVIDIA CUDA. Cette dernière permet un contrôle détaillé sur l'accélérateur pour un réglage des performances maximales.
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Les systèmes embarqués deviennent de plus en plus mobiles et communicants, de sorte qu'il est indispensable de développer un code sûr pour éviter les problèmes liés à la sécurité. Pour ce faire, les développeurs doivent intégrer les menaces en matière de sécurité, et utiliser des outils et des méthodes adaptées.Pour accéder à l'article
8 décembreParis – Cap15ARM European Technical Conference, conférences et exposition sur le développement des applications basées sur des processeurs ARM (notamment les Cortex), en partenariat avec notre confrère ElectroniqueSRenseignements