En désaccord avec la procédure SYSmark 2012 proposée par le BAPCo pour évaluer les performances des PC,AMD et Nvidia viennent de quitter le consortium. Ce nouvel épisode montre une nouvelle fois combien les benchmarks et tests comparatifs sont sujets à caution. Il y a quelques années, l'évaluation de la puissance des microprocesseurs se faisait en MIPS (millions d'instructions par secondes), en Mflops (millions d'instructions en virgule flottante par seconde) ou encore en multiples de VAX 780 (un mini-ordinateur de Digital Equipement, d'une puissance de 1 Mips). Autres éléments de comparaison, on donnait aussi le temps moyen d'exécution d'une instruction ou encore le temps qu'il fallait pour exécuter un programme type de 1 Mo. Au fil des ans, tous ces éléments comparatifs ont été abandonnés car contestés et contestables. Chacun basait ses comparaisons en prenant un exemple où son produit était à son avantage.Cela dit, les benchmarks existent toujours et ils ont même gagné en transparence. C'est le cas du SYSmark du Business Applications Performance Corp (BAPCo), qui a pour vocation d'établir des tests comparatifs de performance des PC dans des situations réalistes, c'est-à-dire lors de l'utilisation de logiciels couramment utilisés comme Microsoft Office, Adobe Creative Suite, Adobe Acrobat, WinZip, Autodesk AutoCAD et 3ds Max, entre autres. Ce consortium rassemble tous les grands acteurs dans l'univers du PC, les fabricants de processeurs et de cartes mais aussi, et surtout, Microsoft et les constructeurs de PC (Dell, Hewlett-Packard, Hitachi, Intel, Lenovo, Samsung, Seagate, Sony, Toshiba, etc.).
En désaccord avec la procédure SYSmark 2012, AMD et Nvidia viennent de quitter le consortium. Si Nvidia ne donne pas d'explication à sa décision, il en va autrement de AMD, qui estime que le benchmark SYSmark a été conçu pour des charges de travail peu représentatives du mode d'utilisation habituel d'un PC et qu'il ignore les environnements de traitement hétérogènes, donnant ainsi un avantage à Intel. BAPCo a réagi en disant ne pas comprendre la décision d'AMD compte tenu qu'il avait été impliqué dans plus de 80 % des étapes des travaux de mise au point de SYSmark 2012.Ce n'est pas le premier coup d'éclat d'AMD. En 2002, la société avait déjà dénoncé la procédure de révision du benchmark, estimant qu'elle était trop favorable à Intel, partenaire du BAPCo depuis ses débuts.
nanoETXexpress, le facteur de forme (84x55 mm) de modules COM Express créé par Kontron, fait de plus en plus d'adeptes. Le groupement nanoETXexpress Industrial Group annonce le ralliement à ce format de Emerson Network Power (un des leaders de l'embarqué) et de sociétés plus modestes comme Aaronn Electronic, Avnet, B-plus, EG Electronics, Fortec, HY-LINE Computer Components, ies, Ineltro, Milper, next system, PLUG-IN Electronic, RAFI Elettronica, Rutronik Elektronische Bauelemente et Texim. Parmi les grands acteurs de l'embedded déjà engagés, on rappellera, outre Kontron, les noms de Aaeon, ADLink (et Ampro) et Advantech.
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Les liaisons cuivre repoussent toujours plus loin leurs capacités de transmission, freinant du même coup le passage aux liaisons sur fibres optiques. Al Yanes, président du PCI Interest Special Group, estime qu'il est envisageable de porter à 16 gigatransferts/s le débit de PCI Express. Ce PCI Express Gen 4 aurait donc un débit doublé par rapport au PCI Express Gen 3 actuel.Ces chiffres s'appuient sur les travaux de simulation numérique effectués par un groupe de travail (AMD, Hewlett Packard, IBM et Intel). Les débits annoncés seront obtenus en limitant à environ 20 cm la longueur des liaisons entre les cartes (contre 50 cm actuellement).ll faudra sans doute attendre 4 ans avant l'arrivée des premiers produits. Les principaux défis portent sur la mise au point de nouveaux matériaux et de nouvelles technologies de connecteurs.
ARM, fournisseur de propriété intellectuelle (IP) pour les processeurs à architecture ARM, s'associe au fonds Moonray Investors pour un investissement de 7 M$ dans Amantys, une jeune société anglaise qui affirme avoir mis au point une technique permettant de diminuer de moité les pertes lors des commutations de charge de puissance sous des tensions de 100 V à 100 kV. Cette société, qui devrait sortir ses premiers produits dans les mois qui viennent, ambitionne de se positionner sur le marché des éoliennes, des centrales solaires, des transformateurs et des systèmes de transmission par courant continu.Cette annonce confirme une nouvelle fois la volonté d'ARM de sortir de son univers des petits appareils portables.Par ailleurs, dans un registre plus classique, ARM annonce l'acquisition de la société américaine Obsidian Software, spécialisée dans les outils de vérification des processeurs.
Comme chaque année à cette époque, notre confrère ElectroniqueS vient de dévoiler les lauréats de ses Electrons d'Or, désignés par un jury de spécialistes. Ce palmarès a pour vocation de mettre en lumière des innovations marquantes dans le domaine de l'électronique. L'embarqué était de la fête, avec notamment un prix accordé à Men Mikro Electronics (pour les premiers produits à la norme CompactPCI Serial), à AdaCore pour ses outils d'émulation et de test (qui pourront servir à la certification Open Source) et à Astere Technologies pour son logiciel de couverture de test qui combine à la fois analyse électrique et analyse mécanique.Pour voir en détail le Palmarès complet
Enea va supporter la famille de nouvelle génération Advanced Multi-Processing (AMP) au sein de la gamme de processeurs multicœurs embarqués QorIQ de Freescale Semiconductor. Enea compte porter sur la nouvelle famille de processeurs son système d’exploitation temps réel (RTOS) Enea OSE Multicore Edition, l’hyperviseur Enea Hypervisor ainsi que la suite de développement Enea Optima. Cette offre permet de tirer le maximum de toutes les caractéristiques évoluées de la famille AMP, y compris les accélérateurs matériels et les mécanismes de gestion de la consommation électrique. La gamme de produits AMP QorIQ a été conçue pour fournir une flexibilité optimale, des performances élevées et des mécanismes évolués de gestion de la consommation. Bâtie autour du nouveau cœur Power Architecture 64 bits multithread e6500, la famille AMP s’échelonnera entre des processeurs à cœur unique et des circuits dotés de 24 cœurs virtuels. Le cœur e6500 intégrera l’unité de calcul vectoriel AltiVec dédiée aux applications de traitement à bande passante élevée.
Ecrin Systems vient de céder à son voisin grenoblois Digigram son activité vidéo & Broadcast. L'annonce est un peu une surprise dans la mesure où il y a tout juste un an, elle annonçait avec éclat le lancement de ses propres produits vidéo, en complément des cartes de fournisseurs tiers, qu'elle proposait depuis 1992 (relire notre information).Le montant de la transaction est évalué à 406 K€ dans un premier temps, auquel viendra s'ajouter un complément en fonction des résultats commerciaux obtenus.Jusqu'ici, Digigram était spécialisé dans les applications audio sur réseaux numériques (notamment pour la radio et la distribution du son sur les établissements publics). Avec l'acquisition de l'activité d'Ecrin Systèmes, la société accède au marché de la vidéo, et notamment la Web TV, lui offrant ainsi un nouveau relais de croissance à court-terme.Quant à Ecrin Systems, il se reconcentre sur son cœur de métier, l'informatique industrielle embarquée à destination notamment des marchés de la défense, du transport et de l'énergie, où il peut faire jouer les synergies avec sa maison mère IP Systèmes.
InnovaFonds, créée en 2008 pour investir dans le développement des entreprises à fort potentiel de croissance dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication, vient d'investir 700K€ dans le groupe IP Systèmes / Ecrin Systems, spécialisé en électronique embarquée, informatique industrielle et automation.L'objectif est d'aider la PME grenobloise à poursuivre sa croissance, notamment à travers des acquisitions ciblées.
Thales annonce la création de la société Thales Communications & Security, qui regroupe l’expertise dans les domaines de la défense, de la sécurité et du transport terrestre de Thales communications et Thales Security Solutions & Services.Ce rapprochement entre deux sociétés phares du groupe Thales (qui représentent un peu plus de la moité du groupe) répond à la convergence croissante des enjeux de maîtrise de l’information sur ces domaines. Thales Communications & Security emploie environ 7 000 collaborateurs répartis sur 9 sites en France.
dSPACE et le Centre aérospatial allemand (DLR) ont signé un accord de coopération sur la modélisation de satellite. dSpace était jusqu'ici surtout positionné sur les marchés de l'automobile mais ses outils de simulation ont une portée beaucoup plus large comme le confirme cet accord signé avec un spécialiste de l'espace (on remarquera qu'en l'occurrence, dSpace porte bien son nom !). dSpace s'engage à fournir des modèles de satellite temps réel au DLR à Brême. Ce centre valide les modèles pour son projet AsteroidFinder et les utilisera afin de développer et de tester un système de contrôle d'attitude et d'orbite (AOCS). AsteroidFinder est une mission de satellite globale menée par le DLR pour détecter les astéroïdes situés dans l'orbite solaire de la Terre et représentant un potentiel de collision avec celle-ci.Le processus de validation qualifiera les modèles de satellite dSPACE pour une utilisation au sein d'autres missions du DLR et de l'European Space Agency (ESA). « Cette coopération vient compléter le catalogue produits dSPACE et nous permet d'offrir à l'industrie aérospatiale des simulateurs HIL (Hardware In the Loop) clés en main pour le test de systèmes AOCS, grâce à notre technologie HIL éprouvée internationalement », commente le Dr. Dirk Spenneberg, Responsable du développement des systèmes de test de satellite chez dSPACE. Tout un satellite peut être simulé avec les nouveaux modèles de satellite, y compris les composants joints tels que les panneaux solaires. Les modèles sont ouverts pour une extension aisée par l'utilisateur. Ils comprennent tous les capteurs et actionneurs nécessaires pour le test d'un AOCS. Les conditions environnementales significatives telles que l'atmosphère, les champs magnétiques, la pression de radiation, la gravité du soleil, de la Terre et de la lune peuvent également être simulées. Les satellites peuvent être simulés sur des orbites différentes (MEO, GEO, LEO).
Green Hills, surtout connu pour son système d'exploitation temps réel Integrity, rejoint à son tour l'alliance Genivi, créée en 2009 avec pour objectif de développer la plate-forme logicielle IVI (In Vehicle Infotainment) de développement des applications d'information (internet, téléphonie, navigation) et de divertissement embarquées dans les automobiles. IVI est basée sur Linux.Dans cette association, Green Hills retrouvera ses confrères éditeurs de systèmes d'exploitation Wind River et Monta Vista. Cette association qui comprend aujourd'hui plus de 120 membres, rassemble bon nombre de fabricants de composants (ARM, Altera, Intel, Freescale, STMicroelectronics, IBM, Texas Instruments et Xilinx) et bien sûr les constructeurs automobiles (BMW, PSA, Jaguar, Land Rover, Renault, Nissan, General Motors, Honda, Hyundai, Mtisubishi, etc.) et leurs équipementiers (Continental, Bosch, Delphi, Magnetti Marelli, Valeo, etc.)