AMD est depuis toujours reconnu comme un acteur important dans l'univers du PC, où il est parvenu à grapiller quelques parts de marché à Intel. La société américaine ambitionne désormais de devenir un acteur important dans l'univers de l'embarqué, pour laquelle il a fait plusieurs annonces ces derniers temps, notamment les microprocesseurs de la série G (relire notre information). Tout récemment, AMD a élargi son offre avec des processeurs offrant des traitements graphiques compatibles avec les standards OpenCL et DirectX 11 (Microsoft) et pouvant gérer jusqu'à six écrans simultanément.Suite à ces premières annonces, et notamment l'annonce par AMD d'une réflexion sur une révision de sa stratégie, les rumeurs circulent. Notre confrère EEtimes a affirmé récemment qu'AMD pourrait se tourner vers les processeurs à architecture ARM. Poussant le bouchon un peu plus loin (trop loin ?), notre confrère a cru pouvoir dire que l'adoption d'ARM pourrait signifier l'abandon des architectures x86... Du côté d'ARM, on est prudent, affirmant qu'après 10 ans d'efforts, ils n'avaient pas encore réussi à convaincre AMD à sauter le pas. Mais quand on observe les fulgurantes avancées des architectures ARM ces derniers temps, tous les espoirs sont permis !
Kontron vient de publier les résultats de son premier trimestre. Le chiffre d'affaires, à 130 M€, est en hausse de 33 % par rapport à celui du premier trimestre 2010 (97,7 M€). Les perspectives pour l'année à venir sont excellentes car le carnet de commandes atteint 464 M€ contre 314 M€ il y a un an, soit un bon spectaculaire de 48 %. Autre chiffre significatif, ce carnet de commandes est également en nette hausse par rapport au dernier trimestre 2010 où il était déjà élevé (438 M€). Ces chiffres s'expliquent bien sûr par la reprise de l'activité mais aussi par la capacité de Kontron à gagner de nouveaux projets (112, représentant 78 M€). Les bénéfices opérationnels (EBIT) restent relativement faibles, avec 7,4 M€, mais ils connaissent néanmoins une progression très spectaculaire par rapport au premier trimestre 2010 (2,7 M€). Commentant ces résultats, Ulrich Gehrmann, p.-d.g. de la société a déclaré : « Le marché s'est rétabli et les mesures que nous avons prises au cours de la crise ont renforcé Kontron ». Sur le plan des marchés, tous les feux sont au vert, notamment le secteur des automatismes, des communications (avec la technologie ATCA), des transports, de la sécurité et du médical.A vu des perspectives actuelles, Kontron table sur un chiffre d'affaires de 550 M€ en 2011 et un EBIT compris entre 8 et 9 %.
Parce qu'elle a largement amélioré les performances de l'ingénierie mécanique, l'électronique embarquée a été historiquement adoptée par les industriels de l'automobile et de l'aéronautique. Aujourd'hui, la présence de systèmes embarqués s'est généralisée à l'ensemble des secteurs et produits. « L'électronique embarquée représente près de 50% du coût de fabrication d'un produit. Les calculateurs deviennent de plus en plus complexes et imposent une plus grande fiabilité des tests de validation, qui peuvent représenter jusqu'à un tiers des coûts », déclare Patrick Allal, Directeur et co-fondateur de B2i, filiale du groupe Alten.B2i observe par ailleurs que les industriels choisissent souvent des packs de solutions de tests qui ont été développés en interne ou achetés à des éditeurs. « Ces packs ne communiquant pas entre eux, ils forment un système hétérogène complexe dont la cohérence nécessaire au bon fonctionnement des produits est difficile à tester », estime Patrick Allal. Face à ce constat, B2i a développé B2i Automation Suite, présenté comme étant le seul outil de tests universel conçu pour automatiser des tests hétérogènes et sécuriser leurs résultats, permettant ainsi d'obtenir de 15 à 50 % de gains de productivité sur les coûts de tests et de validation.
Enea annonce une mise à jour significative de l’environnement de développement Linux que la société propose aux utilisateurs des processeurs multicœurs et multithreads de NetLogic Microsystems. Atout majeur de cette nouvelle offre, TimeSys LinuxLink forme le moteur de configuration et de mise au point de la plate-forme, suite à la récente alliance stratégique conclue entre Enea et TimeSys et axée sur Linux et les architectures multicœurs. Désormais référencée sous le nom d’Enea Linux PlatformBuilder, la version NetLogic Microsystems Edition (ELPB-NE) est aujourd’hui disponible pour les microprocesseurs multicœurs XLP, XLR et XLS.
Six mois à peine après la première version (baptisée 0.9), voici la version 1.0 du projet Yocto, dont l'objectif est de développer des outils et des méthodes pour réaliser des applications Linux embarquées. Les acteurs de ce projet dû à l'initiative de la Linux Foundation se félicitent de ce résultat, rappelant que bon nombre de projets open source n'atteignent jamais ce stade de développement.Le projet Yocto bénéficie de la participation des principaux fabricants de microprocesseurs, des vendeurs de licences Linux embarqué commerciales, de développeurs individuels et du groupement OpenEmbedded (créé en 2003), qui joue un rôle influent dans les développements autour de Linux pour l'embarqué. La version 1.0 du projet Yocto est basée sur le noyau Linux 2.6.37 et la suite de compilation GCC 4.5.1 et offre des BSP pour (Board Support Package) pour des cartes basées sur des processeus MIPS, PowerPC et Atom.Cavium Networks, Dell, Freescale Semiconductor, Intel, LSI, Mentor Graphics, Mindspeed, MontaVista Software, NetLogic Microsystems, RidgeRun, Texas Instruments, Tilera, Timesys et Wind River, entre autres, sont impliqués dans le projet Yocto.
« Le manque de gouvernance au niveau de la supply chain logicielle est un facteur important de risque pour les fabricants, aussi bien en termes de revenus qu’en termes de réputation », souligne Antony Bettencourt, CEO de Coverity. Face à ce constat, Coverity annonce la sortie de Coverity Integrity Control, qui est une solution destinée à la gouvernance de code, permettant aux responsables du développement logiciel de définir des politiques pour la qualité et la sécurité de code, puis de gérer, contrôler et suivre l’application de ces politiques au cours du cycle de test du code.
Wind River va annoncer à l'Embedded Systems Conference qu'il vient d'obtenir deux certifications importantes pour son système d'exploitation Linux Secure, basé sur le noyau Linux 2.6.27 et le compilateur GCC 4.3.2. Il s'agit des certifications EAL4+ (Common Criteria Evaluation Assurance Level 4+) et FIPS 140-2. Ces certifications concernent une multitude de processeurs, notamment les processeurs ARM de Texas Instruments, PowerPC et Intel.
Pour en savoir plus
Cet article de Enea évoque la nécessité d'utiliser des techniques de déboggage pour détecter des défauts au niveau système, avec une observabilité de l'interaction entre les sous-systèmes et les différents programmes.
Pour accéder à l'article