« On fait dire ce que l'on veut aux chiffres » : cette réflexion trouve tout son sens lorsque l'on évoque les chiffres comparatifs de matériels. Très souvent, on compare des choses qui ne sont pas comparables, les conditions de test ne sont pas identiques. Et quand bien même c'est le cas, les chiffres proposés sont incomplets, il y a une tendance à mettre en avant les chiffres flatteurs et occulter les autres.Dans l'univers des microprocesseurs, les benchmarks avaient quelque peu quitté le devant de la scène, tant chaque architecture avait trouvé son créneau et qu'il n'y avait plus de réelle concurrence. Mais les choses bougent vite et la nouvelle compétition entre les architectures ARM et x86 pourrait relancer les débats. Cette situation a incité notre confrère EEtimes à remettre le couvert sur cette question à travers deux articles que nous vous invitons à lire.Ces articles ont l'immense mérite de rappeler quelques notions (souvent simples mais utiles) afin d'éviter de se laisser abuser...Télécharger "Benchmark is just the start"Télécharger "Why MIPS is just a number"
Kontron (informatique industrielle et embarquée) et Stemmer Imaging (solutions d'acquisition et de traitement d'images) viennent de signer un accord de coopération dont l'objectif est d'optimiser la personnalisation du matériel et du logiciel pour les applications de traitement d'images, et de raccourcir ainsi les temps de mise sur le marché des produits. Concrètement, les solutions proposées seront disponibles aussi bien chez Kontron que chez Stemmer Imaging et les industriels auront ainsi un fournisseur unique. Sur le plan matériel, la solution proposée sera basée sur le serveur industriel KISS de Kontron.Rappelons qu'en France Stemmer Imaging est surtout connue sous le nom de Imasys. La filiale française porte désormais le nom de sa maison mère.
Christian Estrosi, Ministre chargé de l’Industrie, Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'Economie numérique, et René Ricol, Commissaire Général à l’investissement, ont rendu public le 7 octobre dernier le rapport remis par Dominique Potier, Directeur Recherche et Technologie du pôle de compétitivité Systematic, à la suite de la mission qu’ils lui avaient confiée en juin dernier. Le rapport de qualité rappelle en particulier qu’en France, le secteur du logiciel embarqué représente 75 000 emplois directs et irrigue de nombreuses filières industrielles. Dressant le constat « d’un potentiel global fort et d’une situation de leadership […] mais aussi d’un secteur industriel primaire - celui des éditeurs de logiciel embarqué – fragile, ayant aujourd’hui trop peu d’acteurs de taille suffisante », il propose de faire porter prioritairement les efforts sur la sécurité et la sûreté des systèmes embarqués, sur l’accroissement de leurs performances et donc de leur rapidité, sur l’ergonomie et la facilité d’utilisation des interfaces homme-machine, et également sur la gestion intelligente de l’énergie embarquée qui est critique par exemple pour assurer une autonomie accrue des véhicules électriques.Sur la base de ces travaux ainsi que des réponses à la consultation publique lancée le 7 juillet dernier, le gouvernement prépare actuellement un appel à projets dédié à ce domaine qui sera lancé d’ici fin 2010, dans le cadre des investissements d’avenir gérés au sein du Fonds pour la Société Numérique (FSN). L’objectif est de renforcer l’industrie française du logiciel embarqué, qui fait partie des trois leaders mondiaux avec les Etats-Unis et l’Allemagne : il s'agit pour cela d'investir sur l’innovation permettant de répondre aux enjeux critiques de demain (sécurité, maîtrise énergétique, etc.) et encourager une meilleure structuration de la filière. L’Etat prévoit un soutien de plusieurs centaines de millions d’euros pour le développement des technologies de base du numérique que forment la nanoélectronique et le logiciel embarqué.
Pour en savoir plus (et notamment télécharger le rapport complet)
La société suédoise IAR Systems, spécialisée dans les outils de développement et de débogage pour logiciels embarqués, vient d'ouvrir un bureau dans la région parisienne, dont l'animation a été confiée à Claude Garcia, un ancien de Wind River. Ce bureau aura la responsabilité des ventes et du support technique pour la France, le Portugal et l'Espagne. Jusqu'ici, IAR Systems était représenté par ISIT.Les logiciels IAR Systems sont utilisés dans les secteurs du médical, du contrôle industriel, de la gestion de bâtiment ou encore de la gestion de l’énergie.IAR Systems propose depuis 1983 des outils de développement pour applications embarquées. Ses principaux produits sont IAR Embedded Worbench (compilateurs et débogueurs C/C++ pour processeurs ARM, Renesas, Freescale, Atmel, etc), IAR visualSTATE (outils de conception, test et génération de code pour systèmes temps réel à plusieurs processeurs), IAR PowerPAC middleware comportant un OS temps réel à faible empreinte mémoire, des piles TCP/IP et USB, IAR KickStart Kit (environnement d'évaluation pour systèmes embarqués) et enfin les sondes de débogage IAR J-Link et J-Trace.
Selon une information rapportée par notre confrère VIPress, Microsoft a décidé de transférer ses plates-formes logicielles embarquées Windows Embedded à la division "Management and Security" de son pôle Serveurs et Outils. Depuis 2005, celles-ci étaient gérées par la division "Entertainment and Devices" (en charge aussi de la console de jeux Xbox et du lecteur multimédia Zune)… Microsoft justifie ce changement par le fait que la famille Windows Embedded (Windows Embedded CE, Windows Embedded Standard, Windows Embedded Automotive, Windows Embedded POSReady, Windows Embedded Handheld, etc.) cible des équipements vendus généralement à des entreprises ou à des industriels et non directement au grand public. Lire l'information complète
Wind River s’est associé à un écosystème de fournisseurs de cartes pour proposer des kits de développement embarqué qui réduisent considérablement le temps de prise en main et permettent de lancer la phase de développement applicatif en moins d’une heure, là où des jours et parfois des semaines sont habituellement nécessaires. Au cœur du nouveau programme "Wind River On-Board", les kits de développement embarqué reposent sur des cartes processeurs qui exécutent des versions de démonstration optimisées des systèmes d’exploitation, des outils de développement, de l’hyperviseur embarqué et de l’environnement graphique de Wind River. Des kits de développement embarqué sont déjà disponibles auprès d’Emerson Network Power, Eurotech et Kontron. Cette offre sera étoffée au cours des prochaines semaines par des kits commercialisés par Advantech, ADLINK, Curtiss-Wright Controls Embedded Computing, GE Intelligent Platforms et RadiSys.Chaque carte processeur est livrée avec une version de démonstration exécutable du système d’exploitation temps réel VxWorks et/ou de Wind River Linux, version valable 30 jours et préalablement chargée en flash. Le logiciel est optimisé pour qu’il soit possible, à partir de l’atelier Wind River Workbench, de développer, exécuter, déboguer et prototyper l’application embarquée directement sur la carte processeur COTS choisie. Des versions de démonstration de Wind River Hypervisor et de la suite d’outils graphiques Wind River Tilcon sont également disponibles en option, en fonction de la configuration du kit de développement sélectionné.
La spécification PCI Express 3.0 devrait être prête pour le mois prochain et dès 2011 on devrait donc avoir l'arrivée de produits compatibles à ce standard. La principale avancée de cette nouvelle mouture de PCIe est d'autoriser des vitesses de transfert bien supérieures, atteignant 8 GigaTranserts/s. Le nouveau standard sera implémenté sur la prochaine génération de circuits intégrés offrant 4 ports 10 Gbit/s Ethernet et plus tard sur des circuits offrant une liaison Ethernet à 40 Gbit/s.Le PIC SIG, qui est chargé de la normalisation de PCIe, prépare pour la mi-2011 des outils pour valider les conceptions PCIe Gen3 et démarrer les ateliers de travail sur l'interopérabilité. La spécification de test complète ne sera pas prête avant la fin 2011.Mais les produits PCIe n'attendront pas ce délai pour faire leur apparition sur le marché. C'est ainsi que Mellanox Technologies annonce pour juin prochain un adaptateur Infiniband 40 Gbit conforme au standard PCIe3. C'est un saut important par rapport à ses adaptateurs actuels (PCIe2) qui autorisent 5 Gtransferts/s et 26 Gbit/s.
Le VITA, l'organisme chargé de l'élaboration des normes VME et de ses successeurs (VPX, VXS, etc.), vient de publier son rapport de milieu d'année, toujours très attendu. Nous ne nous attarderons pas trop sur celui-ci, qui est très politique et met fortement l'accent sur la situation aux Etats-Unis et le marasme général de l'industrie américaine. Les commentaires sur les acteurs sont par contre plus intéressants. Ils font ressortir un mouvement de concentration dans le secteur des fournisseurs de cartes (il y a eu beaucoup de rachats de sociétés, et pratiquement pas de nouveaux venus). Malgré tout, le leader (Advantech, ndlr), ne détiendrait pas plus de 18 % du marché. L'analyse souligne que les deux leaders sont des généralistes qui s'intéressent peu aux marchés de l'aéronautique et militaire. La situation est strictement inversée pour les 8 poursuivants. Pour ce qui est du marché des télécoms, seulement 4 des 10 leaders ont une empreinte sur ce marché. L'analyse rappelle également que les positions des leaders actuels restent loin des chiffres atteints par Motorola dans les années 90, voire Intel dans les années 80 (avec ses cartes Multibus). Le rapport du VITA montre enfin un tableau des perspectives des différents standards. D'ici 2012, le VME2esst (esst est un protocole synchrone qui a été ajouté au standard initial) et VPX (VME commuté point à point) vont fortement se développer d'ici 2012. Par contre, il faudra attendre pour VXS (VME commuté série). Télécharger le rapport complet
La Commission d’attribution des aides à l’innovation de l’Oseo a décidé d’octroyer le label "entreprise innovante" à la société française Ecrin Systems (qui appartient au groupe IP Systèmes depuis le 20 septembre 2007), pour ses travaux réalisés dans le cadre de sa nouvelle division Vidéo & Broadcast, créée en janvier 2008.Ce label constitue la reconnaissance par l’Oseo des investissements importants en R&D et en veille technologique faits par Ecrin Systems depuis 3 ans dans le domaine des encodeurs et transcodeurs HD H.264 AVC pour servir le marché des broadcasters TV, des FAI et des opérateurs télécoms.Ce label permettra à une nouvelle catégorie d’investisseurs comme les FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation) d’investir dans la société.
B&R, fournisseur de matériels et logiciels de contrôle commande pour automatismes industriels, est devenu "intégrateur système" de MathWork, éditeur des célèbres logiciels MATLAB et Simulink. La société autrichienne indique que dans son secteur d'activités, elle est l'intégrateur système officiel de Mathworks.Combinée aux outils de simulation et de génération de code de MathWorks, l’environnement de développement B&R Automation Studio permet d’appliquer à la construction de machines les méthodes de développement basées sur des modèles (Model Based Design). « La réduction des temps de développement ainsi obtenue permet des réductions de coûts ainsi qu’une mise sur le marché plus rapide », explique Philipp Wallner, responsable de la coordination avec Mathworks chez B&R.B&R offre aussi une assistance pour le développement de modèles de machines et de contrôleurs en boucle fermée basés sur MATLAB et Simulink. Automation Studio Target for Simulink produit automatiquement du code source optimisé pour les systèmes cibles B&R, puis intègre ce code au projet d'automatismes Automation Studio. Les plates-formes matérielles de B&R, automates et PC industriels, supportent entièrement le code source généré par les outils Real-Time Workshop (langage C) et Simulink PLC Coder™ (langages IEC 61131-3 ST) de MathWorks.
Pour en savoir plus
Cet article de Men fait un tour d'horizon des techniques à mettre en œuvre pour concevoir un système embarqué avec sûreté de fonctionnement. Il évoque quelques normes en vigueur (IEC 6508, DO-178B et 254, EN50126/8/9), les règles à respecter, les politiques de management du risque, les paramètres d'évaluation de la sécurité et enfin les architectures à adopter (la redondance). Le tout est évoqué dans des termes simples, pratiques et accessibles à tous. Pour télécharger l'article
Conférences techniques sur les architectures ARM21 octobreParis - Espaces CAP15Renseignements