RTS Embedded Systems, dont la prochaine édition aura lieu la semaine prochaine (du 30 mars au 1er avril) à Paris Porte de Versailles, est très attendu. On espère en effet qu'il sera placé sous le signe de la reprise et se situera dans la tendance de Embedded World qui vient d'avoir lieu à Nuremberg et a vu une augmentation de 18 % de sa fréquentation. Cette 18ème édition arrive à point nommé juste après la conclusion des Etats Généraux de l'Industrie et du Grand Emprunt, bien accueillis par la Profession de l'électronique.Comme chaque année, RTS Embedded Systems permettra de mettre en évidence des évolutions importantes par rapport à l'édition précédente. L'an passé, on a vu se multiplier les annonces de cartes avec processeurs Atom d'Intel. Cette évolution se poursuit aujourd'hui, déjà relayée par les annonces de cartes avec processeurs Core i5 et i7, également d'Intel. Sur le plan des systèmes d'exploitation et des logiciels, deux annonces importantes sont intervenues depuis la dernière édition : Intel a racheté Wind River, puis Cavium Networks en a fait autant avec MontaVista. Deux des principaux leaders sont donc passés sous le contrôle de fabricants de composants et sous-systèmes. Pour autant, il n'y a pas eu de remise en cause de la politique de ces éditeurs de logiciels, les accords qu'ils avaient avec les fabricants de processeurs ont été été confirmés voire renforcés.A fil des années, RTS Embedded s'est renforcé avec la présence de salons complémentaires. A Display (12ème édition) et Machine to Machine (5ème édition) est venu s'ajouter cette année, et pour la première fois, ESDT (Electronic System Design and Testing). Les organisateurs tentent de fédérer tout cela sous la bannière "les Salons Solutions Electroniques" mais on peut douter qu'elle ait un impact important compte tenu de la forte identité de la marque RTS Embedded Systems (qui de surcroît est loin d'être démodée !).Globalement, ces 4 salons électroniques professionnels présenteront l’offre et les innovations de quelque 150 constructeurs et éditeurs, français et étrangers. L'exposition des produits sera comme d'habitude appuyée par un programme de conférences techniques.Pour obtenir plus de renseignements et commander votre badge d'accès
La récente création de Geensoft apparaît un peu comme une nouvelle naissance de TNI Software. On se souvient que le 22 Juin 2007, TNI-Software (spécialisé dans les logiciels) avait fusionné avec Ayrton Technology (spécialisé dans l'ingénierie), donnant naissance à Geensys, qui employait alors 250 personnes.Les difficultés du marché de l'automobile viennent de conduire la société à séparer ses activités, et de créer Geensoft, une MBO (Management Buy-Out) dirigée par Marc Frouin, Eliane Fourgeau et Thierry Gueguen, qui avaient tous trois participé à la création de Geensys. Les dirigeants et autres actionnaires employés de la société détiennent globalement 75 % du capital. L'opération est soutenue par le fonds d'investissement Ouest Ventures, qui va détenir 25% du capital.La société, dont le siège social est à Brest, est constituée en SAS, à Directoire et Conseil de Surveillance. Son Directoire est constitué de trois membres: Thierry Gueguen, Directeur Technique, Michel Hagege, Vice Président des ventes mondiales, Eliane Fourgeau, Présidente. Marc Frouin, précédemment à la tête de Geensys, assure la Présidence du Conseil de Surveillance de l’entreprise, rejoint par Eric Cozanet, fondateur du fonds Ouest Ventures.Geensoft développe et commercialise des outils d'ingénierie et des services dédiés au monde de l'embarqué et des systèmes critiques. Parmi les plus connus, AUTOSAR Builder, ControlBuild, Reqtify, RT-Builder sont déployés au plan mondial.Geensoft n'a plus grand chose à voir avec TNI Software, tant en terme d'offres de produits que de positionnement. Elle s'est résolument orientée vers le marché de l'embarqué, notamment dans l'univers de l'automobile et du transport. Dans l'automobile PSA Peugeot Citroen, Renault, BMW, Delphi, Valeo, Autoliv, JCAE, Magneti Marelli et Denso font partie de ses clients. Dans l'aéronautique/Défense, il faut y ajouter Airbus Industrie, Boeing, EADS, SAFRAN, Raytheon, Rockwell Collins et Thales. Dans le ferroviaire, la RATP, la SNCF, Alstom, Bombardier, Siemens Transportation et Faiveley lui font confiance. Dans les secteurs industriels et médical, on relève les noms de Spie, Clemessy, EDF, Degrémont, CNR, Schneider Electric, ELA Medical et Lilly.
La société taïwanaise Advantech, leader mondial dans l'informatique industrielle, vient de racheter à Augusta Technologie sa filiale DloG, basée à Munich et qui est spécialisée dans les ordinateurs industriels durcis. Celle-ci, créée en 1985, a réalisé un chiffre d'affaires de 13 M€ en 2009 (contre 18,5 M€ en 2008), emploie 75 personnes et se présente comme le numéro trois européen du secteur, avec 19,3 % de parts de marchés.Avec cette acquisition, Advantech renforce sa position en Europe et élargit son portfolio de calculateurs embarqués à bord de véhicules. Le montant de la transaction est de 12,85 M€.
Il y a quelques mois, Intel a pris le contrôle de Wind River, tandis que Cavium Networks en faisait autant pour Monta Vista. Ces annonces avaient créé un certain émoi dans le petit monde des logiciels embarqués, même si Intel et Cavium s'étaient empressés de dire que ces opérations ne remettaient pas en cause la politique des deux éditeurs de systèmes d'exploitation et outils logiciels pour applications embarquées.On vient d'avoir une confirmation de ces déclarations d'intention. Wind River vient en effet de signer un accord de partenariat à long terme (sur plusieurs années) avec Cavium Networks, afin de développer des versions VxWorks et Linux optimisées pour les processeurs multi-cœurs (jusqu'à 32 cœurs ) MIPS64 de la famille Octeon de Cavium, destinés notamment aux applications de communication haut débit ....
La manifestation Embedded World, qui a eu lieu au début du mois à Nuremberg, a reçu 18.350 visiteurs, soit une progression de 16 % par rapport à l'édition précédente. Elle a accueilli 730 exposants (hausse de 4 %).La prochaine édition aura lieu l'an prochain, du 1 au 3 mars.
L'association Small Form Factor Special Interest Group (SFF-SIG), qui rassemble des fournisseurs de composants et cartes pour applications embarquées, annonce qu'elle vient d'adopter la révision 2.1 du module COM (Computer On Module) CoreExpress, développé à l'origine par la société allemande Lippert Embedded Computers. Désormais, les acteurs de l'embarqué pourront développer des produits conformes à ce standard sans avoir à payer des royalties.La nouvelle version de CoreExpress validée par le SFF-SIG apporte des améliorations par rapport à la version précédente (2.0) proposée jusqu'ici par Lippert. Elle supporte par exemple le standard émergent DisplayPort et comporte des broches laissées libres pour supporter à l'avenir le port USB 3.0. CoreExpress incorpore des processeurs de la famille x86 et mesure 58x65 mm. Ce module comporte un seul connecteur, sur lequel on trouve notamment les interfaces PCI Express (configuré en 1 x4 ou 4 x1), un port Ethernet, 2 ports SATA ports, 1 port CAN, 8 ports USB 2.0 ports, un bus LPC et SM bus, une interface LVDS 24-bits, une interface SD/SDIO/MMC 8 bits.
QNX Software Systems indique que ses systèmes d'exploitation temps réel équipent plus de 17 millions de véhicules automobile dans le monde, soit une progression de 130 % par rapport à 2008. Ceux-ci sont notamment utilisés pour les applications de loisir et sont présents sur les marques Audi, BMW, Cadillac, Chevrolet, Chrysler, Fiat, Ford, Honda, Hyundai, Jaguar, Jeep, Land Rover, Mazda, Mercedes, Mitsubishi, Nissan, Toyota et Volkswagen.
Le VITA, à qui on doit de nombreux standards pour l'informatique embarquée (VME, VXS, VPX, XMC, etc.), vient de créer le groupe de travail Architectures for Optical (VAO), dont la tâche sera de rechercher la faisabilité d'une technologie d'interconnexion optique à très haute densité pour les prochaines générations de systèmes embarqués pour applications critiques. Ces travaux porteront sur les connexions de fonds de panier et de cartes mezzanine.
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Les problèmes qu'ont connus certains modèles de voiture de Toyota amènent le monde de l'embarqué à se poser des questions. Si tous dédouanent le constructeur, reconnu pour son sérieux à tous les niveaux, beaucoup estiment que cette affaire interpelle tous les concepteurs. Nous vous renvoyons ici sur deux blogs de designnews.com, qui cherchent des explications possibles. Dans le premier, les experts mentionnent que le problème purement mécanique évoqué par le constructeur japonais pourrait être résolu en ajoutant une sécurité électronique au niveau du calculateur électronique : celle-ci, connue depuis longtemps, consiste à couper l'alimentation lorsque le constructeur appuie sur la pédale de frein, annihilant l'effet que peut avoir le blocage mécanique intempestif de la période d'accélération.Le second blog évoque un éventuel problème de CEM (Compatibilité Electromagnétique), même si la probabilité est faible. Ces problèmes sont connus depuis longtemps, il existe des normes pour s'en prémunir mais les composants évoluent et il faut donc rester vigilant.D'autres réflexions sur le net incriminent un éventuel bug logiciel. Là aussi des solutions existent (mises en oeuvre dans l'aéronautique et les trains), peut-être faudra-t-il durcir les conditions de validation des logiciels embarqués. A voir les nombreuses annonces sur les logiciels critiques, il est clair que les éditeurs de logiciels s'intéressent à la question ! Toyota's Problem Was UnforeseeableIs EMI a Credible Theory in the Toyota Case?
Conférences et exposition sur les systèmes temps réel et les systèmes embarqués30 mars - 1 avrilParis Expo Porte de VersaillesRenseignements
Conférences et Exposition Machine to Machine30 mars - 1 avrilParis Expo Porte de VersaillesRenseignements