Comme chaque année à la même époque, le VITA fait le point sur l'actualité de l'univers couvert par l'organisme, en l'occurrence les cartes électroniques pour applications embarquées (rappelons que le VITA est à l'origine de nombreux standards de cartes processeur et mezzanine, notamment VME, VXS, VPX, XMC, etc.). Ray Alderman, directeur exécutif, indique sans surprise que l'année qui vient de s'écouler est sans aucun doute la pire qu'ait connue la profession, avec des fortes baisses pour les trois principaux marchés (télécoms, industriel et médical), qui vont de 70 % (pour les télécoms) à 30 % (pour le médical). Cette année s'annonce difficile, notamment dans les télécoms. Les choses vont s'améliorer dans l'industriel mais les fabricants ne doivent pas s'attendre à restaurer leurs marges compte tenu que le marché est très morcelé et très concurrentiel (surtout dans les petits formats).Sur le plan technologique, Ray Alderman pense que les fonds de panier traditionnels (VMEBus, PCI) vont être de plus en plus concurrencés par les solutions constituées de modules en boîtier (1U) empilés les uns sur les autres et interconnectés par Ethernet ou d'autres réseaux. C'est déjà une tendance de fond pour le secteur médical, ça pourrait le devenir pour le marché des télécoms si celui-ci adopte un pur modèle TCP/IP pour les communications.Sur le plan des processeurs implémentés sur les cartes, le VITA estime que les DSP standards vont continuer de reculer au profit des FPGA (qui embarquent des cœurs de DSP). Le marché militaire/avionique a été le premier à s'y mettre, le marché télécoms lui emboîte le pas.Pour ce qui est des réseaux d'interconnexion entre les modules, le cuivre cède peu à peu la place aux interconnnexions par fibre optique, qui peuvent acheminer des débits beaucoup plus élevés (jusqu'à 40 Gbits aujourd'hui). Pour ce qui est de l'offre des fournisseurs, le VITA estime que les fabricants de cartes pour l'embarqué vont s'intéresser davantage aux applications à gros volumes et faibles marges. Les acteurs du marché des télécoms ont été les premiers à y venir, rejoints aujourd'hui par les acteurs du marché industriel (Kontron, Radisys, ADLink et Advantech, par exemple). Cette tendance s'accentue du fait de la multiplication des cartes de petits formats et de cartes mères.Quant aux fabricants d'habillages et de fonds de panier, ils proposent de plus en plus des systèmes totalement intégrés et rendent en quelque sorte la monnaie de la pièce aux fabricants de cartes, qui se sont eux aussi mis à proposer des systèmes intégrés.Dans les tendances évoquées par le VITA, on retiendra enfin le commentaire qui a été fait sur les acquisitions récentes de Wind River et Monta Vista par respectivement Intel et Cavium Networks. Ray Alderman estime que les fabricants de processeurs (FreeScale, IBM, ARM, etc.) chercheront une alternative à Wind River et Monta Vista...
Pour lire le rapport complet
Techway a connu comme tout le monde une année 2009 difficile, avec un chiffre d'affaires de l'ordre de 2 M€, en baisse de 25 %. L'exercice a malgré tout été à l'équilibre. Patrick Méchin, directeur général, est particulièrement optimiste pour 2010, avec un objectif de 4,5 M€. Depuis quelques mois, les signaux de reprise commencent à apparaître, avec notamment le déblocage de projets qui avaient été gelés en 2009. La société française reprend ainsi sa montée en puissance depuis sa création en 2003. Au début spécialisée dans la distribution de cartes (marques Themis, Tekmicro, Matrox Imaging, entre autres), elle s'est très vite diversifiée en développant une activité d'ingénierie (développement d'applications basées sur des FPGA), qui s'est prolongée il y a un an avec le lancement d'une carte FPGA créée de toute pièce. Elle persiste et signe dans cette voie, avec en ce début d'année le lancement d'une carte mezzanine spécialisée dans les communications optique multivoies haut débit. "Cette année, les produits "made by Techway" devraient représenter 25 % du chiffre d'affaires de la société", prévoit Patick Méchin. Quand on sait qu'en 2008, cette activité industrielle n'existait pas, on mesure le chemin parcouru...
Les deux précédents appels à propositions avaient permis de mener à bien 25 projets de développement de systèmes embarqués. Dans la foulée de ce succès, Artemis vient de lancer pour la troisième année consécutive un nouvel appel à propositions : pour accompagner ces projets, elle dispose d'un budget de 93 M€, auxquels viendront s'ajouter les investissements faits par les industriels et organismes de recherche participant aux projets retenus. Les résumés des projets doivent être communiqués à Artemis au plus tard le 26 mars prochain et les détails sur les projets complets avant le 1er septembre 2010.Rappelons qu'Artemis est un organisme mis en place par l'Union Européenne pour faciliter le développement des applications des systèmes embarqués un peu dans tous les domaines, notamment ceux de l'énergie, de la sécurité et de la santé. Artemis a une ambition à long terme, avec une enveloppe de 2,5 milliards d'euros sur 10 ans.
Opal-RT Technologies et Viveris Technologies annoncent leur alliance sur le marché européen et la création ad hoc d’une filiale commune, Opal-RT Europe. Cette filiale aura pour vocation d’accélérer le développement des deux groupes sur le marché européen.Opal-RT Technologies est un éditeur spécialisé dans les logiciels de simulation temps réel ouverts pour les systèmes mécaniques, électromécaniques ou d'électronique de puissance, tandis que Viveris Technologies est une société de conseil et d’ingénierie spécialisée en informatique technologique et électronique.Opal-RT Europe sera gérée conjointement depuis Paris et dirigée par Cédric Jacquault, actuellement Directeur exécutif de Viveris Technologies. Depuis 2005, Viveris Technologies distribue les logiciels Opal-RT en France et en Espagne et assure le développement de technologies complémentaires pour la plate-forme.
Watteco et Coronis vont travailler ensemble pour développer une passerelle à très bas prix exploitant la technologie Watt Pulse Communications (WPC) de Courant Porteur en Ligne (CPL) de Watteco et la technologie radio Wavenis. Coronis fournit sa toute nouvelle génération de plate-forme technologique basée sur son System On Chip et met à disposition son expérience industrielle forte de plus de quatre millions de produits déployés à travers le monde. Quant à la technologie WPC de Watteco, elle met en œuvre un micro-modem CPL (Courant Porteur en Ligne). La technologie WPC, contrairement aux systèmes traditionnels CPL qui injectent de l’énergie sous forme d’ondes porteuses, utilise les fréquences de résonance du réseau pour communiquer.La passerelle sera proposée au format standard DIN pour pouvoir être montée sur les tableaux électriques aux normes françaises et européennes. Watteco et Coronis sont partenaires de BPL Global qui fournit des solutions de réseaux d’énergie intelligents aux compagnies de distribution d’énergie et collectivités territoriales. BPL Global vise un déploiement de premiers sites pilotes pour la gestion efficace de l’énergie dans l’habitat en 2010.
FCI, fabricant leader en connectique et cordons assemblés pour les marchés informatique, communications, grand public, industriel et médical, vient d’acquérir l’activité de MergeOptics, un fabricant de câbles optiques actifs (Active Optical Cables) et de transmetteurs optiques. Cette acquisition permet à FCI de compléter son portefeuille actuel composé uniquement de cordons cuivre actifs et passifs pour adresser les marchés informatique et communications.
Pour en savoir plus
Pour accéder à la fiche technique
Le concept des modules COM (Computer On Module) connaît un succès grandissant et, grâce à une norme Ansi-Vta, il est désormais applicable aux environnements difficiles.Télécharger l'article