Le monde de l'embarqué est en mouvement perpétuel. Ce début d'année est marqué par le lancement officiel de la famille Intel Core (iCore), destinée aux PC portables, PC de bureau et composants d’informatique embarquée. Les fabricants de cartes étaient depuis longtemps informés de l'arrivée de ces processeursmulti-cœurs (jusqu'à 4 cœurs). A travers les accords de coopération qu'ils ont avec Intel, ils ont pu anticiper le développement de leurs prochaines générations de cartes. Mais on ne pensait pas qu'ils les sortiraient si vite. Ils ont été trois à annoncer coup sur coup des cartes utilisant les nouveaux processeurs Core i7 : Congatec avec un module COM (Computer On Module), Curtiss Wright avec une carte SBC (Single Board Computer, ordinateur sur une carte) au format VME64 et GE Intelligent Platform avec des cartes VME et CompactPCI. Gageons que ce n'est qu'un début et que l'année va être rythmée par les annonces de produits avec processeurs iCore, comme l'année dernière l'avait été avec la sortie tous azimuts de produits avec processeurs basse consommation Atom.La famille Intel Core se caractérise par des niveaux d’intégration sans précédent, avec notamment l’intégration au processeur d’un cœur graphique haute définition. Intel a investi 7 milliards de dollars dans cette technologie...Les nouveaux processeurs Intel Core Core i7, i5 et i3 sont fabriqués selon la technique de gravure en 32 nm, qui inclut la deuxième génération des transistors à porte métallique et à forte permittivité électrique, qui contribue à améliorer la vitesse tout en réduisant sa consommation électrique. Les i7 et Core i5 utilisent les technologies Intel Turbo Boost 1 et Hyper-Threading 2. Turbo Boost accélère automatiquement le processeur pour se caler sur la charge logicielle et dégager un surcroît de performances immédiat quand besoin est. La technologie Hyper-Threading favorise quant à elle le multitâche en autorisant chaque cœur à se décomposer en plusieurs files de traitement (« threads »), ce qui est intéressant pour le traitement de plusieurs tâches en même temps. En accompagnement des nouveaux processeurs Intel Core, les chipsets Intel série 5 sont les premiers à rassembler leurs composants sur une seule et même puce. Cette famille de processeurs dispose également de techniques d’économie d’énergie, dont l’une surnommée HUGI ("hurry up and get idle", "dépêche-toi pour passer en inactif") par Intel, qui leur permet d’accomplir leurs tâches rapidement tout en préservant l’autonomie sur batterie.Les processeurs Intel Core pour l’informatique embarquée ciblent des appareils qui tirent parti des avantages de la micro-informatique pour l’univers connecté : bornes de billetterie et caisses automatiques, signalétique numérique, équipement médical, dispositifs de communication et machines industrielles.
L'Américain Curtiss-Wright Controls, un des acteurs majeurs de l'embarqué, vient de prendre le contrôle de la société britannique Skyquest Systems (8 M$ de chiffre d'affaires en 2009), spécialisée dans les applications d'affichages vidéo, d'enregistreurs, de convertisseurs vidéo/radar pour les applications avioniques. Le montant de la transaction est de 16 M$.Curtiss-Wright Controls reprend ainsi sa politique de croissance externe, qui était quelque peu en veilleuse depuis le rachat de Vmetro il y a un peu plus d'un an.
dSPACE et Vector Informatik ont annoncé leur coopération à l’optimisation de l’interopérabilité de leurs outils AUTOSAR, TargetLink et DaVinci Developer. Les développeurs de logiciels de calculateur profiteront bientôt d’une interaction directe entre le générateur de code série TargetLink et l’outil AUTOSAR de conception DaVinci Developer. Une chaîne d’outils AUTOSAR bien organisée simplifie le développement basé sur modèle de logiciels compatibles AUTOSAR.Les développeurs utilisent ainsi DaVinci Developer de Vector pour concevoir l’architecture d’un calculateur. TargetLink de dSPACE est utilisé pour « donner vie » aux composants de l’application de l’architecture logicielle conçue avec DaVinci. Les composants sont modélisés dans Simulink/TargetLink, puis rapidement convertis en code série compatible AUTOSAR par TargetLink. Et enfin le code série est intégré dans un calculateur à partir de l’environnement d’exploitation MICROSAR RTE (Run-Time Environment) avec le logiciel de base AUTOSAR de Vector.DaVinci Developer et TargetLink interagissent en échangeant des fichiers XML AUTOSAR d’après des méthodes AUTOSAR. Cette procédure est utilisée pour la conception initiale et également pour les itérations suivantes de développement. L’utilisateur peut choisir entre une approche descendante ou ascendante.
National Instruments annonce une nouvelle évolution de son célèbre logiciel de programmation graphique LabVIEW, lancé il y a déjà 23 ans. Celle-ci, baptisée LabVIEW Robotics 2009, est destinée à la conception, le prototypage et le déploiement d'applications robotiques mobiles et de véhicules autonomes, faisant appel aux ressources de la mécatronique (intégration d'électronique, mécanique et informatique dans un même système).NI LabVIEW Robotics 2009 propose une bibliothèque étendue de fonctions robotiques, notamment des modules IP (Intellectual Property) permettant d'implémenter des fonctions d'évitement d'obstacles et de recherche de trajectoires optimales. Il prend en compte les capteurs et actionneurs destinés aux robots et propose des pilotes pour une connexion aisée des capteurs utilisés dans l'univers de la robotique, notamment les technologies LIDAR, IR, sonar et GPS. Cet atelier logiciel se veut ouvert afin d'intégrer aisément les développements faits par ailleurs. Il est par exemple possible d'importer des codes d'autres langages tels que C/C++, .m files et VHDL. Les enjeux sont importants. On estime par exemple qu'en 2015, un tiers des véhicules militaires de l'armée américaine seront autonomes. Autres chiffres, d'ici 2012, les robots pour applications ménagères vont progresser de 109 % et ceux pour les loisirs de 239 %. L'Enseignement est également un marché en devenir pour la robotique. Très ambitieux, National Instruments a noué de nombreux accords de coopération, notamment avec Cogmation (simulation de systèmes), Energid (cinématique), Hokuyo (capteurs Lidar), iRobot (intégration matérielle), Microsoft, MobileRobots (intégration matérielle), MaxonMotors (moteurs intelligents), Pitsco (kits de démarrage pour les OEM et l'enseignement), Skilligent (logiciels de vision), TORC (protocole JAUS) et Velodyne (capteurs Lidar).
Le consortium PICMG vient d'adopter la spécification 2.30, également dénommée CompactPCI PlusIO. Cette spécification ajoute des extensions PCI Express, Ethernet, SATA, SAS et USB à la famille des spécifications CompactPCI, tout en préservant la connectivité avec le bus PCI. La PICMG 2.30 utilise pour cela les points d'entrées/sorties jusqu'ici laissés libres d'un fond de panier CompactPCI 32 bits.Rapplelons que le standard CompactPCI a été ratifié en 1995, sous la référence PICMG 2.0, et qu'il adaptait le bus PCI à des formats de cartes Eurocard 3U et 6U.Quant au consortium PICMG, créé en 1994 par les constructeurs de PC industriels avec bus PCI, il comprend aujourd'hui plus de 250 sociétés.
Le 11 décembre dernier, Fanuc et General Electric ont publié un communiqué indiquant la fin du processus de dissolution de leur filiale commune GE-Fanuc. Ainsi que nous vous l'avions annoncé dans notre lettre du 7 décembre dernier, cela ne change rien pour l'embarqué (relire l'information), qui constituait une entité à part (GE Intelligent Platforms)
Red Hat, premier fournisseur mondial de solutions open source, a annoncé qu’il a rendu public le code source de SPICE (Simple Protocol for Independent Computing Environment) son protocole de poste de travail virtuel hébergé. SPICE est un composant essentiel du produit de virtualisation Red Hat Enterprise for Desktops, actuellement en version bêta. A travers le projet Spice, Red Hat collaborera avec ses partenaires et la communauté open source pour étendre le développement du protocole et abattre les obstacles à l'adoption de la virtualisation.
Wind River annonce la disponibilité immédiate d’une édition commerciale de l’environnement open source Android optimisée pour la plate-forme OMAP 3 de Texas Instruments (TI). Totalement compatible et validée, la plate-forme Wind River pour Android est une plate-forme logicielle basée sur les versions les plus récentes du kit de développement logiciel (SDK) d’Android. Elle est proposée pré-intégrée avec des logiciels issus de partenaires historiques tels qu’Adobe, PacketVideo et Red Bend Software et bénéficie du support de Wind River dans le monde entier. Rappelons que Android est un système d'exploitation pour les terminaux mobiles (notamment les smartphones et les PDA) conçu par Android, une startup rachetée par Google, et annoncé officiellement le 15 novembre 2007. Ce système d'exploitation est en partie open source. Les premiers produits équipés de ce système d'exploitation sont apparus il y a quelques mois. Il en est beaucoup question ces temps-ci avec l'annonce du Nexus One de Google (qui s'annonce comme un concurrent sérieux pour l'i-Phone)
Par ailleurs, WindRiver annonce que son système d'exploitation temps réel VxWorks 6.8 est désormais utilisable pour les dernières générations de processeurs multi-coeurs de ARM (MPCore et Cortex A9), Cavium (54xx, 55xx, 56xx, 57xx, 58xx), Freescale (QorIQ P2020), Intel (Core i7) et RMI (XLR et XLS).
Green Hills Software, éditeur de systèmes d'exploitation temps réel, poursuit ses développements autour des architectures de processeurs ARM : la société va adapter ses outils pour les développements d'applications ARM tournant sous le système d'exploitation Android, d'origine Google. Dans ce cadre, Green Hills Software propose notamment Integrity Secure Virtualization (ISV), qui permet aux développeurs de réaliser des applications Android présentant un niveau de sécurité élevé et une consommation réduite.
Selon une étude de la société américaine VDC Research, les sociétés ont tendance à externaliser leurs développements logiciels. En 2008, 40 % des personnes interrogées affirmaient qu'elles externalisaient une ou plusieurs tâches d'ingénierie logicielle. Ce pourcentage est monté à 50 % en 2009.Cela dit, les sociétés n'externalisent pas les fonctions critiques telles que le test de validation finale...
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Ceet article de Troy Kitch de Monta Vista explique les fonctionnalités de Linux pour permettre aux équipements mobiles d'économiser leur consommation.
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Publié sur le site de notre confrère ZDnet, cet article de Patrick Benichou, Président d'Open Wide, a l'immense mérite de poser en des termes simples des notions que l'on suppose connues (cloud computing, SAAS et logiciles libres) et de donner quelques perspectives d'évolution. Il déborde largement du domaine de l'embarqué.