GE et Fanuc se remettent à leur compte : rien de changé pour l'embedded
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L'Amércain General Electric et le Japonais Fanuc ont décidé de dissoudre d'ici la fin de l'année leur filiale commune GE-Fanuc lancée en 1986. Cela ne changera pas grand chose car les deux maisons mère avaient en fait conservé la maîtrise des technologies et des produits commercialisés par leur filiale. Celle-ci servait surtout à mutualiser les coûts administratifs et, dans une moindre mesure, les coûts commerciaux. Mais les synergies étaient limitées...
Cette annonce est une demi-surprise. En fait, personne n'aurait parié sur une telle longévité. Habituellement, les joints-venture (filiales à 50-50) ne sont pas faites pour durer et elles servent surtout à assurer la transition lorsqu'une société décide de céder une activité à une autre. L'histoire montre qu'il est très difficile de partager le pouvoir, surtout sur le long terme car les stratégies des sociétés évoluent, et pas forcément dans la même direction... Lorsque GE-Fanuc a été lancée, c'était la grande époque du CIM (Computer Integrated manufacturing) et de la productique, et General Electric avait de très grosses ambitions dans ce domaine. Son accord avec Fanuc lui apportait une ligne de produits majeure (les commandes numériques) et lui ouvrait de nouveaux marchés (le Japon). Cela lui permettait aussi de mutualiser les coûts pour s'implanter un peu partout dans le monde. Cela dit, les lignes de produits des deux sociétés sont restées relativement séparées et indépendantes. Et l'existence de cette filiale a sans doute été un frein pour favoriser l'intégration des lignes de produits de General Electric. Les logiciels de supervision, par exemple, ont longtemps été une entité totalement indépendante de l'activité automates programmables. L'activité courants forts de General Electric fonctionne également séparément. Pour faire l'intégration, il aurait fallu modifier la répartition du capital de GE-Fanuc, ce qui aurait mis fin à la joint venture. Désormais, les deux sociétés reprennent en main leurs activités d'origine. GE conserve l'intégralité des logiciels, des services ainsi que des systèmes embarqués et des systèmes de contrôle. L'entreprise prendra le nom de GE Intelligent Platforms et sera dirigée par Maryrose Sylvester. Ce nom est sans surprise puisqu'en octobre 2007, GE Fanuc Automation avait été rebaptisée GE Fanuc Intelligent Platforms. L'activité Embedded se trouve également au sein de cette entité. Rappelons que celle-ci est née de l'acquisition successive de VMIC (en 2001), RAMiX (2003), Condor Engineering (2006) et Radstone technology (2006 également). Sur le plan commercial, Atemation et Ecrin Systems assurent la vente des produits en France (relire l'information publiée récemment à ce sujet) |
