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Newsletter N°29 du Lundi 13 juillet 2009


De nouveaux locaux pour Ecrin... et le lancement de sa propre collection de produits vidéo


Le 25 juin dernier, Ecrin Systems a inauguré avec éclat son emménagement dans de nouveaux locaux à Crolles (à une vingtaine de kilomètres de Grenoble). Cet investissement est un signal fort de son nouveau propriétaire (IP Systèmes, depuis septembre 2007) quant à son engagement à développer la société sur les marchés de l'embarqué. Il apporte aussi un démenti à ceux qui auraient pu craindre qu'Ecrin modifie son positionnement et se focalise sur le marché des automatismes (qui est la cible de IP Systèmes). Gérard Dallery, p.-d.g. du groupe IP Systèmes et Ecrin, l'a clairement rappelé lors d'une courte déclaration faite devant une centaine de personnes (dont François Brottes, député maire) : « Notre entreprise va renforcer son activité ODM (Original Design Manufacturer), c’est-à-dire la conception et la réalisation d’intégrations et de plates-formes prêtes à l’emploi, selon des cahiers charges clients. Par ailleurs, le bureau d’engineering (12 personnes) que nous avons mis en place en octobre 2007 nous permet d'offrir désormais des produits de conception 100 % Ecrin, ciblés sur l'univers de la vidéo. Cette nouvelle activité nous porte vers la conquête de nouveaux marchés à l’exportation ». Bien entendu, Ecrin Systems poursuit parallèlement son activité de distribution de cartes électroniques et de systèmes informatiques industriels.

Une longue histoire
Aujourd'hui, Ecrin Systems est intégré au groupe IP Systèmes, créé en 1988 et spécialisé dans les domaines de l’automation et de la communication industrielle. L’ensemble des deux entités représente un chiffre d'affaires de 21,5 M€ (se répartissant en 10 M€ sur IP Systèmes et 11,5 M€ sur Ecrin) et un effectif de 67 personnes.
Ecrin Systems est en mesure d'offrir l’ingénierie, la maîtrise d’ouvrage de leurs projets industriels, depuis la définition de l'architecture système jusqu'à l'installation sur site, le service après-vente et le MCO (Maintien en Conditions Opérationnelles), en passant par la gestion de projet, l'étude et le développement de cartes, la conception mécanique, la personnalisation du châssis, le développement et la fourniture de logiciels systèmes (BSP, drivers, outils de tests sous Linux, Windows, VxWorks), la qualification et les certifications.
De plus, Ecrin Systems s’est doté d’un savoir-faire pour les environnements extrêmes et est référencé dans les secteurs de l’aérospatiale, de la défense, des télécommunications, du transport, de l’Internet, de l’industrie, du médical et de la recherche. Il fournit plus de 3 500 systèmes embarqués par an pour plus de 2 000 clients.
On mesure le chemin parcouru depuis les débuts de la société en 1976, (à Crolles, déjà) autour d'une activité de bureau d'études pour les utilisateurs d'automatismes. Ecrin Systems a adopté au fil des ans un profil d'intégrateur en élaborant des solutions plus ou moins personnalisées, à partir de matériels et logiciels COTS (Commercial Off The Shelf). Son offre répond aux grands standards du marché de l’Embedded (PC industriels, cartes mères industrielles, modules processeurs, cPCI, ATCA, VME, VPX…), en collaboration avec des partenaires leaders sur leur marché, tels que GE Fanuc Intelligent Platform (surtout pour les marchés militaire et aérospatial), ADlink, Emerson...
Ecrin Systems est ensuite devenu constructeur de calculateurs industriels sur la base des cahiers des charges de ses clients (services ODM). Fin 2008, cette activité ODM représentait 50 % du chiffre d'affaires. Elle est renforcée dans la nouvelle unité industrielle, avec la mise en place de deux lignes d'assemblage (maîtrise des Décharges d’Electricité Statique par des zones protégées, des emballages aux propriétés anti-ESD…) et d’une zone de stockage plus fonctionnelle.
En octobre 2007, Ecrin Systems a mis en place une cellule de Recherche & Développement pour concevoir de nouveaux produits 100 % Ecrin, plus particulièrement dans l'univers de la vidéo.

Le multimédia chez Ecrin Systems, une réalité depuis 17 ans
En fait, Ecrin Systems est présent depuis 1992 sur le marché du multimédia avec Parallax Graphics, alors fabricant de cartes d’encodage S-Bus pour station UNIX/Solaris de SUN.
En 1998, son offre intègre au bus PCI les cartes Osprey de l’américain ViewCast. Ces cartes sont alors fortement recommandées par Microsoft et RealNetworks pour leur grande qualité et stabilité en capture vidéo sur Internet : le streaming est né.
La gamme s'élargit ensuite avec les encodeurs Riviera (en 2002) et la gamme Niagara (en 2006) de Viewcast, renforçant ainsi la présence d'Ecrin sur le  marché du streaming vidéo sur Internet.
Désormais, grâce à son service R&D intégré, Ecrin Systems développe ses propres produits vidéo. Il s'agit notamment d'un encodeur HD au nouveau standard HD H264 AVC. Les premières maquettes fonctionnelles avaient été présentées au SATIS 2008, suivies des machines de pré-série (dévoilées à RTS en avril 2009), placées en bétatest auprès des grands donneurs d’ordre avant leur mise sur le marché officielle au 1er juin 2009.
Enjeu majeur pour la société, cette activité vidéo est désormais exercée dans la division "Vidéo & Broadcast" (dédiée au streaming, broadcast et IPTV), lancée au 1er janvier 2009. Ecrin a une deuxième division ("Embedded)" cadrée sur son coeur de business : ingénierie, maîtrise d’oeuvre, fournisseurs de produits COTS et de services ODM pour l’Embedded.
Ecrin Vidéo & Broadcast se positionne sur le marché du Broadcast et de l’IP-TV et sur le marché de la Web TV avec des produits compacts, capables de compresser et décompresser la vidéo SD ou HD en temps réel, pour la diffuser sur IP ou la stocker sur disque dur.
La société propose notamment la gamme LiveStream, constituée de deux séries d’encodeurs, d’une série de décodeurs et d’un transrateur vidéo au format H264 AVC/HD. Ils encodent et décodent la vidéo au format H264 en SD et HD. Ils transcodent la vidéo du format MPEG2 au format H264. Ils encodent l’audio aux formats MPEG1 Layer2, AAC 2.0 ou AC3 5.1.
Le transrateur, pour sa part, transforme le flux d’information IP (de 20 Mbps à 10 Mbps) sans incidence majeure sur la qualité de l’image.
Rappelons que le standard H264 AVC remplace peu à peu l’ancien format MPEG2, pour de meilleures performances. Ce format s’impose car il fournit un taux de compression supérieur à 30 %, voire 50 % par rapport à la solution MPEG2. Ceci permet de diminuer les besoins des émissions/réceptions des flux TV en bande passante et en conséquence de réduire les coûts.