L’utilisation des architectures multicoeurs est invasive et a un effet dramatique sur les applications logicielles. Pour tirer la performance de ces processeurs, les développements doivent mettre en oeuvre du parallélisme et adapter la programmation à l’architecture cible. La différence d’efficacité entre un codage adapté et un codage usuel est énorme. L’accroissement rapide du nombre de coeurs de calcul va encore accentuer les besoins de maîtrise du codage.La mise en oeuvre d’applications sur les multicoeurs requiert des ingénieurs formés à la programmation parallèle et à l’architecture. Le manque d’anticipation de ce besoin dans l’industrie et dans le milieu académique provoque une pénurie de personnel formé qui s’avère un facteur limitant à l’innovation logicielle.Ce sont ces points importants qu'évoque ici François Bodin, directeur technique de CAPS Entreprise, dans une conférence vidéo de trois quart d'heures. Ceux qui sont pressés peuvent avoir accès aux transparents utilisés comme support pour cette présentation.
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Une longue histoireAujourd'hui, Ecrin Systems est intégré au groupe IP Systèmes, créé en 1988 et spécialisé dans les domaines de l’automation et de la communication industrielle. L’ensemble des deux entités représente un chiffre d'affaires de 21,5 M€ (se répartissant en 10 M€ sur IP Systèmes et 11,5 M€ sur Ecrin) et un effectif de 67 personnes.Ecrin Systems est en mesure d'offrir l’ingénierie, la maîtrise d’ouvrage de leurs projets industriels, depuis la définition de l'architecture système jusqu'à l'installation sur site, le service après-vente et le MCO (Maintien en Conditions Opérationnelles), en passant par la gestion de projet, l'étude et le développement de cartes, la conception mécanique, la personnalisation du châssis, le développement et la fourniture de logiciels systèmes (BSP, drivers, outils de tests sous Linux, Windows, VxWorks), la qualification et les certifications.De plus, Ecrin Systems s’est doté d’un savoir-faire pour les environnements extrêmes et est référencé dans les secteurs de l’aérospatiale, de la défense, des télécommunications, du transport, de l’Internet, de l’industrie, du médical et de la recherche. Il fournit plus de 3 500 systèmes embarqués par an pour plus de 2 000 clients.On mesure le chemin parcouru depuis les débuts de la société en 1976, (à Crolles, déjà) autour d'une activité de bureau d'études pour les utilisateurs d'automatismes. Ecrin Systems a adopté au fil des ans un profil d'intégrateur en élaborant des solutions plus ou moins personnalisées, à partir de matériels et logiciels COTS (Commercial Off The Shelf). Son offre répond aux grands standards du marché de l’Embedded (PC industriels, cartes mères industrielles, modules processeurs, cPCI, ATCA, VME, VPX…), en collaboration avec des partenaires leaders sur leur marché, tels que GE Fanuc Intelligent Platform (surtout pour les marchés militaire et aérospatial), ADlink, Emerson...Ecrin Systems est ensuite devenu constructeur de calculateurs industriels sur la base des cahiers des charges de ses clients (services ODM). Fin 2008, cette activité ODM représentait 50 % du chiffre d'affaires. Elle est renforcée dans la nouvelle unité industrielle, avec la mise en place de deux lignes d'assemblage (maîtrise des Décharges d’Electricité Statique par des zones protégées, des emballages aux propriétés anti-ESD…) et d’une zone de stockage plus fonctionnelle.En octobre 2007, Ecrin Systems a mis en place une cellule de Recherche & Développement pour concevoir de nouveaux produits 100 % Ecrin, plus particulièrement dans l'univers de la vidéo.
Le multimédia chez Ecrin Systems, une réalité depuis 17 ansEn fait, Ecrin Systems est présent depuis 1992 sur le marché du multimédia avec Parallax Graphics, alors fabricant de cartes d’encodage S-Bus pour station UNIX/Solaris de SUN.En 1998, son offre intègre au bus PCI les cartes Osprey de l’américain ViewCast. Ces cartes sont alors fortement recommandées par Microsoft et RealNetworks pour leur grande qualité et stabilité en capture vidéo sur Internet : le streaming est né.La gamme s'élargit ensuite avec les encodeurs Riviera (en 2002) et la gamme Niagara (en 2006) de Viewcast, renforçant ainsi la présence d'Ecrin sur le marché du streaming vidéo sur Internet. Désormais, grâce à son service R&D intégré, Ecrin Systems développe ses propres produits vidéo. Il s'agit notamment d'un encodeur HD au nouveau standard HD H264 AVC. Les premières maquettes fonctionnelles avaient été présentées au SATIS 2008, suivies des machines de pré-série (dévoilées à RTS en avril 2009), placées en bétatest auprès des grands donneurs d’ordre avant leur mise sur le marché officielle au 1er juin 2009.Enjeu majeur pour la société, cette activité vidéo est désormais exercée dans la division "Vidéo & Broadcast" (dédiée au streaming, broadcast et IPTV), lancée au 1er janvier 2009. Ecrin a une deuxième division ("Embedded)" cadrée sur son coeur de business : ingénierie, maîtrise d’oeuvre, fournisseurs de produits COTS et de services ODM pour l’Embedded.Ecrin Vidéo & Broadcast se positionne sur le marché du Broadcast et de l’IP-TV et sur le marché de la Web TV avec des produits compacts, capables de compresser et décompresser la vidéo SD ou HD en temps réel, pour la diffuser sur IP ou la stocker sur disque dur. La société propose notamment la gamme LiveStream, constituée de deux séries d’encodeurs, d’une série de décodeurs et d’un transrateur vidéo au format H264 AVC/HD. Ils encodent et décodent la vidéo au format H264 en SD et HD. Ils transcodent la vidéo du format MPEG2 au format H264. Ils encodent l’audio aux formats MPEG1 Layer2, AAC 2.0 ou AC3 5.1.Le transrateur, pour sa part, transforme le flux d’information IP (de 20 Mbps à 10 Mbps) sans incidence majeure sur la qualité de l’image. Rappelons que le standard H264 AVC remplace peu à peu l’ancien format MPEG2, pour de meilleures performances. Ce format s’impose car il fournit un taux de compression supérieur à 30 %, voire 50 % par rapport à la solution MPEG2. Ceci permet de diminuer les besoins des émissions/réceptions des flux TV en bande passante et en conséquence de réduire les coûts.
MontaVista, un des offreurs majeurs en système d'exploitation Linux pour applications embarquées, vient de présenter un Linux qui "boote" en une seconde seulement. Celui-ci est destiné aux applications industrielles.
En juillet 1994, Dieter Hess et Manfred Werner ont fondé la société indépendante de logiciels 3S-Smart Software Solutions. Dans le même temps, ils lançaient la version 1.0 du logiciel de programmation d'automatismes CoDeSys, conforme au standard IEC1131-3.3S-Smart Software Solutions (qui compte désormais 70 personnes) est un des rares éditeurs de logiciels de programmation d'automatismes à être resté indépendant. Dans les années 80-90, de nombreux éditeurs s'étaient lancés dans l'aventure, les uns poussés par l'émergence du PC industriel (ces éditeurs proposaient ce que l'on appelait alors des SoftPLC), les autres espérant que les constructeurs d'automates programmables laisseraient le marché du logiciel à des sociétés spécialisées. On connaît la suite de l'histoire, le PC industriel n'a pas supplanté l'automate, tandis que les grands constructeurs d'automates ont développé des offres logiciel complètes.Mais les contrôleurs d'automatismes ne se limitent pas aux automates programmables et certains logiciels de programmation ouverts ont pu ainsi prospérer.
On n'arrête pas le progrès : les Drams de type DDR3 devraient représenter 30 % de la production des mémoires Drams au dernier trimestre 2009, contre 15 % au premier trimestre, selon une estimation de DramExchange.Par rapport aux actuelles DDR2, rappelons que les DDR3 permettent d'augmenter la taille (jusqu'à 8 Go) et le débit (jusqu'à 1600 Mbit/s par broche).
Selon la société d'études In-Sat, le SuperSpeed USB (dont le débit est de 5 Gbit/s en duplex intégral) devrait prendre 25 % du marché USB d'ici à 2013. Rappelons que ce jeune standard (introduit fin 2008) présente un débit dix fois supérieur à celui de l'USB 2.0 actuel.
Le consortium PICMG annonce une nouvelle spécification pour son standard de cartes MicroTCA. Celle-ci porte sur le refroidissement par air et permet d'étendre la spécification en termes de tenue en température, vibrations et chocs. Ceci confirme l'ambition du MicroTCA de ne pas se limiter aux applications télécoms et de viser notamment les applications de transport, de contrôle industriel, d'infrastructures en environnement extérieur, etc. Une spécification encore plus durcie est en préparation pour la fin de l'année, afin d'adapter le standard aux applications militaires et aérospatiales.
Le bureau technique du standard OPC vient de décider de créer un groupe de travail pour coopérer avec le consortium PLCopen afin de créer un modèle UA (Unified Architecture) pour les langages normalisés par l'IEC-61131.
Spécialiste du langage Ada, Aonix conçoit et commercialise depuis trente ans dans le monde entier des outils logiciels et des environnements dédiés au développement d’applications critiques, temps réel et embarquées. Par le passé, l’entreprise finançait son effort en R&D de façon autonome. Elle souhaitait obtenir des aides publiques à l’innovation pour soutenir son investissement et sa prochaine activité R&D. Elle a pour cela fait appel à Sogedev, un des leaders du conseil en financement public pour l'innovation, afin de l’aider dans ses démarches. L’équipe de Sogedev a pris en charge l’intégralité de ses demandes d’aide comprenant l’analyse de l’éligibilité des travaux réalisés, la rédaction du dossier scientifique de justification, le dépôt et le suivi administratif des demandes.Aonix a ainsi pu profiter des récentes mesures du Plan de Relance de l’économie permettant aux entreprises de bénéficier du remboursement immédiat de leurs créances fiscales dont celles du CIR (Crédit Impôt Recherche). Aonix a pu récupérer dès février 2009 ses CIR depuis 2005 après une attente de 2 mois seulement, ce qui n’aurait pas été envisageable auparavant. Outre cette récupération des CIR antérieurs, l'entreprise a également pu bénéficier du remboursement anticipé de 2008. « L'intervention d'un cabinet de conseil nous a été indispensable en raison de la complexité de notre demande multiple et des procédures qu'elle entraînait. Cela a été très bénéfique puisque nous avons obtenu facilement et rapidement notre CIR » explique Pierre Cesarini, p.-d.g. de Aonix.Les CIR obtenus par Aonix ont été un véritable soutien pour sa R&D et lui ont également permis de renforcer ses fonds propres. Rappelons que ce type de financement a été réformé. Il ne s’appuie désormais que sur le volume des dépenses annuelles en R&D réalisées par les entreprises, et non sur leur accroissement. Auparavant, la mesure fiscale consistait en une réduction d’impôt correspondant à la somme d’une part en volume égale à 10 % des dépenses de R&D exposées au cours de l’année et d’une part en accroissement de 40% entre les dépenses exposées au cours de l’année et la moyenne des dépenses de même nature des deux années précédentes. Outre la suppression de la part en accroissement, le taux du volume est également passé de 10 à 30 %. Ainsi, les entreprises ayant des dépenses de R&D constantes ou irrégulières d’un exercice à l’autre peuvent désormais continuer à recevoir un soutien à la recherche sur l’intégralité de leurs dépenses pouvant aller jusqu’à 50% la première année. « Ces réformes favorisent la trésorerie des entreprises et leur permettent d’anticiper leurs dépenses en R&D quasiment un an à l’avance. Compte tenu du contexte économique, elles peuvent s'appuyer sur ces fonds pour poursuivre leurs activités malgré, par exemple, un retard des paiements », conclut Pierre Cesarini.Rappelons que Aonix est aujourd’hui implantée en France et aux Etats-Unis et dispose de bureaux de vente directe en France, en Angleterre, en Allemagne et en Amérique du Nord.La société a bâti sa réputation en créant notamment le langage Ada, premier outil de programmation orienté objet principalement destiné aux systèmes critiques embarqués. Outre le langage ADA, Aonix est aujourd’hui le leader mondial du Java temps réel. Ses solutions permettent de développer des applications sécurisées et évolutives qui répondent aux exigences de sa clientèle en matière de qualité et de productivité, notamment dans les domaines critiques de l’Aéronautique, la Défense, le Spatial, les Télécoms, les Infrastructures réseaux, l’Automobile et l’Electronique.
Elsys vient de confier à Neomore la commercialisation de ses produits en France. La société suisse propose notamment des cartes d'acquisition au format PCI et des châssis autonomes pilotés par Ethernet.
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Cet article de Kontron Computer présente les techniques mises au point par le constructeur allemand pour assurer le refroidissement de ses calculateurs durcis (pas de ventilation forcée, bien entendu).Télécharger l'article