Chaque début d’année, le VITA (organisme chargé de la promotion et de l’évolution du VME et de ATCA) publie un rapport très attendu sur les perspectives techniques et économiques du marché. Cette année, personne n’en sera surpris, le VITA met l’accent sur la crise, ou plutôt les crises, puisqu’il en identifie trois : une crise financière, une crise économique et une crise politique.La crise financière, qui se traduit par la difficulté d’obtenir des crédits, va pénaliser davantage les petites structures que les grandes. Faute d’argent, les opérations de fusion/acquisition vont devenir rares, il sera difficile de créer de nouvelles entreprises, les délais de paiement vont s’allonger (pour atteindre 90-120 jours).Pour le très court terme, les acteurs qui œuvrent sur le marché militaire seront moins touchées que celles qui sont focalisées sur les marchés industriels et télécoms. Pour ce qui est de la reprise, le VITA cite des études qui annoncent un redémarrage de l’activité à l’été 2009, ou au second semestre. Mais il n’émet pas de pronostic sur la vigueur de cette reprise, s’il va falloir quelques mois ou quelques années pour retrouver le niveau antérieur. Jusqu’ici, il a fallu en général quelques mois pour sortir des crises… mais il ne faut pas oublier l’exemple du Japon qui a mis une bonne dizaine d’années pour s’en remettre.Le VITA estime que la nouvelle administration américaine va réduire les budgets militaires, et surtout les réorienter vers le renseignement. Des fournisseurs de cartes à petit facteur de forme (développés autour des PC) présents sur les marchés industriels et télécoms pourraient trouver une ouverture pour entrer sur les marchés militaires mais cela se terminera mal, estime le VITA, car la militarisation des produits ne s’improvise pas. Les problèmes de fiabilité qui vont en résulter risquent de ternir la réputation de l’ensemble des fournisseurs, y compris des fabricants de cartes VME, VPX ou VXS, les standards privilégiés sur les marchés militaires…Sur le marché industriel, la déconfiture des industries automobile et des semi-conducteurs auront un impact majeur sur les ventes des cartes. Le VITA estime que ceci va conduire les fabricants de cartes à devenir des intégrateurs de systèmes, avec cartes mère et entrées/sorties.Les télécoms sont un marché traditionnellement fort pour les offreurs présents dans le VITA. Une chose est sûre, 2009 sera une mauvaise année car les télécoms dépendent beaucoup du comportement des consommateurs grand public. Le VITA ne pense pas que ceux-ci soient aujourd’hui dans de bonnes dispositions d’esprit pour investir dans les produits 3G ou 4G, pourtant si prometteurs. Et il ne voit pas comment la nouvelle administration américaine donnerait un coup de pouce à cette industrie (comme elle l’a fait pour l’industrie automobile) car elle n’a pas bonne presse (il y a pas mal de poursuites judiciaires en cours).
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Le Taïwanais NexCom, spécialisé dans l'informatique industrielle et l'informatique embarquée, s'attaque résolument au marché européen. Depuis deux ans, il a en effet créé des filiales en Grande Bretagne, en Allemagne, en France et en Italie. L'internationalisation de la société avait démarré avec la création d'une filiale aux Etats-Unis (1999), suivie d'une implantation au Japon (2000) et en Chine (2006). La création de la filiale française remonte à 2006 mais si celle-ci a peu fait parler d'elle jusqu'ici, c'était un choix délibéré : « Nous avons voulu éviter les effets d'annonce et avons préféré attendre d'être opérationnel. C'est désormais chose faite, les infrastructures et le réseau commercial sont en place », explique M. Chang, directeur général de NexCom France. Avant de lancer la filiale française de NexCom, DS Chang avait acquis pendant 8 ans une bonne connaissance du marché français de l'informatique industrielle et embarquée, au sein des structures françaises d’Advantech et Axiomtek (deux sociétés, pour mémoire, d’origine taïwanaise également). NexCom France est désormais en ordre de marche. Outre DS Chang, la société est animée par Marc Fougeras (responsable du développement des marchés) et Aurélien Delatte (responsable des ventes). Sur le plan commercial, elle s'appuie sur un réseau de partenaires spécialisés et complémentaires : IP Systèmes/Ecrin (automatismes industriels), A Plus (militaire, transports), BF Display et Access Technologies (applications d'affichage). La liste n'est pas close. « Nous voulons nouer des relations solides avec nos distributeurs, que nous considérons comme de véritables partenaires. Ils sont impliqués même sur les Grands Comptes », précise DS Chang. Les visiteurs du dernier SCS ont eu une démonstration de cette complicité, avec la présence active du personnel de NexCom France sur le stand de IP Systèmes. NexCom France peut être amenée à prendre des clients en direct mais cette démarche est réservée à des cas particuliers, comme par exemple celui des clients qui souhaitent des produits spécifiques ou sur mesure ce qui impose d'établir des relations directes avec la maison mère, ses centres de développement et ses usines.
Une offre orientée applicationsNexCom a démarré ses activités en novembre 1992 avec le lancement de stations de travail graphique. Trois ans plus tard, elle sortait ses premières cartes. Depuis, elle a maintenu et renforcé cette dualité cartes et systèmes. Environ 80 % du chiffre d'affaires est réalisé dans les systèmes, contre 20 % dans les cartes et constituants. Au fil des ans, la société a structuré son offre avec en 2003 la création de trois grandes divisions produits : ICS (Industrial Computing Solutions), Network Security Appliance et Blade Server. Depuis, ces deux dernières ont été fusionnées dans une division baptisée NCS (Network and Communication Solution) tandis qu'une nouvelle division est apparue : MCS (Mobile Computing Solutions). Cette nouvelle division est appelée à fortement se développer dans les années qui viennent. D'autres pourraient voir le jour dans les toutes prochaines années, ciblées sur le médical, les points de vente et kiosques, l'affichage sur les lieux publics, etc.Il existe naturellement des synergies entre les trois divisions produits. Pourtant, aucun produit n'est commun. « Quand vous regardez les produits des différentes divisions, ils sont vraiment orientées applications, voire marchés. C'est ainsi que les calculateurs de la division MCS (Mobile) sont conçus pour les applications de transport et présentent des caractéristiques de tenue à l'environnement (température, vibrations, électromagnétique) et de communication sans fil bien supérieures à celles habituellement exigées en milieu industriel (proposés par la division ICS) », explique DS Chang. A travers ces trois divisions, NexCom adresse divers marchés, notamment l'automatisation industrielle, les magasins, les transports, l'affichage dans les lieux publics, les casinos, les télécoms, etc.L'offre, pour l'essentiel, est orientée systèmes. L'activité cartes et composants, qui appartient à la division ICS, n'en est pas moins importante. On y trouve notamment des cartes ordinateur aux formats PCI et PCI Express, des cartes mère au format ATX, des cartes calculateur petits formats (3,25'', 5,25'' et Mini-ITX), des fonds de panier et des COM (calculateurs sur module) aux formats ETX et COM Express.
Les mois de novembre et de décembre ont été désastreux pour les processeurs de traitement du signal DSP, estime Will Strauss, analyste à Forward Concepts, s’appuyant sur les chiffres communiqués par les fabricants de semi-conducteurs adhérents de la World Trade Statistics (WSTS). Ces deux mois catastrophiques ont eu un impact important sur le total des ventes de 2008, qui ont chuté de 16,7 % pour s’établir à 6,5 milliards de dollars. Entre le troisième et le quatrième trimestre, les ventes de DSP ont reculé de 30,7 %.Tous les segments de marché souffrent : entre le troisième et le dernier trimestre, le marché de l’automobile a chuté de 34,3 %, le grand public de 26,6 % et l’informatique de 24,6 %...
Spécialisée dans les blocs de propriété intellectuelle (et notamment de cœurs de microprocesseurs), la société britannique ARM vient de prendre le contrôle de la société suédoise Logipard AB, spécialisée dans l’imagerie et les processeurs vidéo. Une quinzaine de personnes rejoignent ainsi ARM. Cette acquisition fait suite à une autre acquisition réalisée récemment dans un pays nordique, en l’occurrence la société norvégienne Falanx Microsystems AS, rachetée en 2006 et spécialisée dans les processeurs graphiques. ARM a réalisé un chiffre d’affaires de 298,9 millions de livres en 2008, en hausse de 15 % par rapport à 2007. Le taux de change doit beaucoup à cette progression (en dollars, la croissance est de 6 % seulement). Fin décembre, ARM comptait 1740 personnes, dont 645 personnes au Royaume-Uni, 501 aux Etats-Unis, 300 en Inde, 212 en Europe continentale et 82 en Asie-Pacifique.
La société d’études de marchés VDC estime que le marché des cartes au format PC/104 est passé de 248,4 M$ en 2007 à 262,7 M$ en 2008. Pour l’heure, le chiffre de 2008 est une estimation. Il doit être pris avec prudence car en 2007, VDC avait prévu une croissance de 5,7 % supérieure à ce qu’elle avait été en réalité. L’explication serait due au retard pris par la normalisation de PCI Express pour les interconnections module à module, qui a freiné le PC/104 dans les applications haut de gamme. Mais depuis, le consortium PC/104 a sorti les spécifications PCI/104-Express (incluant PCI/104-Express et PCIe/104), tandis que le nouvel organisme SFF-SIG sortait une norme quelque peu différente, sous le nom de Express104. L’arrivée de ces normes pourrait donner une seconde jeunesse au PC/104.
La conférence et exposition IP/SoC , consacrée à la conception de cœurs avec propriété intellectuelle (IP) et qui a lieu chaque année en décembre à Grenoble, reçoit cette année le renfort de la conférence Embedded Systems (ESC, pour Embedded System Conference). L’événement aura lieu du 1 au 3 décembre prochain.ESC appartient à TechInsights (éditeur de EE Times et propriétaire du site http://www.embedded-europe.com/). Quant à IP/SoC, il est organisé par la société grenobloise Design & Reuse SA, dans laquelle TechInsights a une participation minoritaire. La récente IP/SoC avait réuni environ 400 personnes.
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Largement adopté dans les PC, PCI Express a connu jusqu'ici un succès plus limité dans les applications embarquées. Dans cet article, Matt Jones de IDT explique que les choses vont changer...
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Conférences et exposition sur les systèmes embarqués3-5 marsNurembergRenseignements