Il n'est plus question que de ça : la virtualisation, et son alter ego l'hyperviseur. Dans la rubrique Actualités de cette édition, vous trouverez plusieurs informations sur le sujet. La virtualisation s'est par ailleurs invitée à la dernière SPS de Nuremberg, consacrée aux systèmes de contrôle-commande pour automatismes.La virtualisation consiste à rendre virtuelle la plate-forme sur laquelle s'exécutent les logiciels applicatifs, autrement dit de ne pas se soucier des ressources matérielles à affecter à chaque applicatif. La plate-forme matérielle peut être un microprocesseur classique, un microprocesseur multi-coeur, voire un système distribué de plusieurs calculateurs. Il est possible de faire cohabiter plusieurs systèmes d'exploitation (par exemple un OS temps réel et Windows ou Linux) sur cette plate-forme matérielle. L'hyperviseur, placé entre les processeurs matériels et les systèmes d'exploitation, se charge d'affecter dynamiquement les ressources matérielles aux différents applicatifs, afin de bien répartir la charge de travail et de diminuer la consommation.Le concept n'est pas nouveau en soi. Il est utilisé depuis longtemps dans les applications sophistiquées. Dans l'univers plus classique des automatismes, il était également présent. On sait en effet que certains automates programmables (chez Siemens notamment) font cohabiter sur le même microprocesseur des applications de sécurité avec des applications classiques et que Beckhoff a annoncé l'an passé un atelier logiciel d'automatismes prenant en compte les microprocesseurs multi-coeurs.Mais en intégrant l'offre de plus en plus d'éditeurs de logiciels d'applications embarquées, la virtualisation est réellement en train de connaître un statut officiel. A la dernière SPS/IPC/Drives de Nuremberg, RadiSys et Congatec ont présenté des solutions de virtualisation. Chez le premier, il s'agissait d'un module COM Express développé avec le concours du consortium Embedded4You, mettant en oeuvre un processeur Core Duo d'Intel exécutant des applicatifs sous Windows et OS9 (OS temps réel), avec l'hyperviseur de l'Allemand Real-Time Systems (RTS). Chez Congatec, une solution avec deux systèmes d'exploitation était également présentée, mais s'exécutant sur un microprocesseur mono-coeur.Ce n'est sans doute qu'un début...
J-F P
Le consortium Embedded Microprocessor Benchmark Consortium (EEMBC) annonce que VirtualLogix devient membre de son comité hyperviseur. Rappelons que VirtualLogix développe des logiciels de virtualisation et de découpage des applicatifs, qui permet de faire tourner, sur un même processeur, plusieurs applicatifs sous des systèmes d'exploitation différents. L'arrivée des processeurs multi-coeurs est pour beaucoup dans le développement de la virtualisation dans les systèmes embarqués. En répartissant dynamiquement les différentes tâches sur les différents coeurs du processeur, l'utilisation d'un hyperviseur permet de mieux équilibrer les charges de travail entre les coeurs et de réduire la consommation. Le groupe de travail de l'EEMBC qui se consacre à la virtualisation comprend des noms prestigieux : AMD, ARM, Cavium Networks, Freescale Semiconductor, Green Hills Software, IBM, Intel, Marvell Semiconductor, MIPS Technologies, Nokia, Open Kernel Labs et Trango Virtual Processors.
Le calculateur sur module nanoETXexpress-SP de Kontron est la première plate-forme commerciale à intégrer la technologie "fastboot" de QNX, conçue pour les processeurs Atom d'Intel. Comme son nom l'indique, "fastboot" permet une mise en route plus rapide des calculateurs. Rappelons que les calculateurs sur module, plus connus sous les sigles COM (Computer On Module) ou SOM (System On Module), sont destinés à être intégrés sur des cartes assurant une fonction particulière (communications, traitement du signal, etc.). Le nanoETXexpress-SP est compatible avec le standard PICMG COM Express, Type 1.
L'Allemand dSPACE et l'Américain VaST annoncent leur coopération portant sur la simulation et la validation précoces de logiciels automobiles conventionnels, conformes à la norme AUTOSAR, sur des plates-formes virtuelles. Selon les termes de cet accord, les outils de développement logiciel automobile de dSPACE, TargetLink et SystemDesk, vont être intimement couplés aux outils de virtualisation Comet et Meteor de VaST. Les utilisateurs de ces outils pourront remplacer les prototypes matériels par des prototypes de systèmes virtuels afin de simuler et valider leurs applications logicielles automobiles plus tôt dans le cycle de développement.
Les calculateurs sur module COM Express, destinés à être intégrés sur des cartes qui assurent une fonction bien précise (communications, gestion de réseaux, entrées/sorties, etc.), existent en cinq variantes, qui se distinguent surtout au niveau du connecteur. Selon une enquête de VDC Research, les COM Express Type 2 ont pris en 2007 82 % du marché estimé à 73 M$, laissant 10 % au Type 1 et 8 % au Type 3. Pour autant, les autres formats ne sont pas condamnés, estime VDC. En 2010, le Type 1 devrait représenter en effet 21 % du marché estimé à 290,6 M$. Le Type 2, avec 72 % de parts de marché, sera toujours le standard dominant, tandis que le Type 3 en représentera 6 %.
L’INRIA et STMicroelectronics annoncent la signature d’un accord de partenariat stratégique portant sur les systèmes embarqués du futur. Les systèmes embarqués nécessitent toujours davantage de capacités et de contenu en logiciels. En identifiant ensemble les axes de recherche susceptibles de répondre aux besoins technologiques complexes, STMicroelectronics et l’INRIA souhaitent ainsi anticiper et répondre aux enjeux de demain en apportant des solutions concrètes sur le marché.Le renforcement de ce partenariat à un niveau stratégique correspond à une logique de double transfert. Pour ST, il s’agira d’intégrer à terme dans ses produits les applications concrètes des résultats de recherche réalisés en commun. Pour l’INRIA, il s’agira d’accéder à des problématiques de recherche essentielles car relevant de défis applicatifs de grande envergure et d’enjeux industriels.
Red Hat, premier fournisseur mondial de solutions Open Source, annonce que son programme JBoss Certified ISV compte 250 partenaires ISV (éditeurs de logiciels indépendants). Partie intégrante de l’offre de partenariat Red Hat, ce programme s’adresse aux ISV qui souhaitent intégrer leurs applications aux plates-formes et frameworks JBoss Enterprise. Leurs membres bénéficient ainsi des logiciels, services de support et autres avantages issus des efforts conjoints de la vente et du marketing. « Alors que la tendance est à l’abandon des plates-formes propriétaires complexes et onéreuses en faveur des plates-formes Open Source leaders de l’industrie, testées et éprouvées, les ISV recherchent un moyen simple de faire certifier leurs applications sur les middleware JBoss Enterprise », explique Craig Muzilla, vice-président de la division des produits middleware de Red Hat. Ces douze derniers mois, JBoss a convaincu nombre de nouveaux clients et partenaires. Beaucoup d’ISV conçoivent des applications en vue de les exécuter sur et avec les plates-formes et frameworks JBoss Enterprise. Les utilisateurs qui misent sur cette technologie pour leurs projets les plus stratégiques ont besoin de garanties de niveau de service concernant le support, les correctifs, les mises à jour et la continuité globale de leurs opérations. La communauté JBoss.org ne propose pas ce niveau de service, et les clients attendent de plus en plus de leurs fournisseurs des plates-formes JBoss Enterprise testées et bénéficiant de garanties de support. De plus, ils veulent être certains que les applications qu’ils achètent sont parfaitement compatibles avec les plates-formes JBoss. C’est dans ce contexte que Red Hat élargit son programme JBoss Certified ISV à davantage de partenaires.
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Cet article de Kontron (donc forcément un peu orienté) apporte des informations importantes à prendre en compte pour comprendre la corrélation entre les processeurs utilisés et la taille des COM (Computer On Module, ordinateur sur module).
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