Les fiches de spécification des cartes électroniques citent systématiquement les références des contrôleurs et des chipset embarqués. Mais il faut être un exégète d'Intel pour quantifier la différence que représente le choix de tel composant plutôt que tel autre, et leur impact au niveau de la carte. Du coup, Intel est venu l'expliquer lui-même lors des tournées européennes du taïwanais Advantech et de l'Allemand Kontron, dont il était la vedette (américaine, cela va de soi), avec son compatriote WindRiver spécialisé dans les systèmes d'exploitation temps réel.Tout d'abord, Intel a mis l'accent sur l'avancée que représente l'utilisation du processeur Atom en technologie 45 nm et le chipset US15W (sorte de hub chargé de la communication avec les autres composants et les entrées/sorties de la carte) par rapport à la solution proposée jusqu'ici basée sur le Celeron M et le chipset 915GM + ICH6M : le gain est de 80 % au niveau de la surface et de 75 % au niveau de la consommation. De plus, il n'y a plus que deux composants au lieu de trois, ce qui simplifie la réalisation de la carte. Vous trouverez les détails dans les vues ci-dessous extraites de la présentation d'Intel.
La deuxième présentation importante d'Intel porte sur la plateforme Montevina pour applications mobiles. Là-aussi, une comparaison est faite avec la plate-forme Santa Rosa proposée jusqu'ici. Les gains (très importants) se situent tant au niveau du processeur Intel Core 2 Duo (Penryn 45 nm au lieu de Merom 65 nm) que du chipset (GM45 Express au lieu de GM965 Express). Vous trouverez les détails dans les vues ci-dessous extraites de la présentation d'Intel.
Thomas Viardot va succéder à Jean Chikly à la tête de ETAS France. Rappelons que ETAS est une société allemande qui fournit des outils complets et intégrés pour le développement des calculateurs électroniques automobiles. Elle emploie plus de 700 employés et est implantée sur une douzaine de sites. Avant de rejoindre ETAS, Thomas Viardot était chez Robert Bosch à Singapour et avait en charge les ventes Diagnostic et la gestion du réseau Bosch Services pour l’Asie-Pacifique (Inde, Chine, Corée, Japon, Asie du Sud-Est, Australie & Nouvelle-Zélande).
Le logiciel Simulink de The Mathworks permettait déjà de simuler l'environnement physique (mécanique, électronique, hydraulique, thermique, etc.) pour tester le comportement d'une fonction d'automatisme développée avec Matlab (logiciel phare de The Mathworks). Pour ce faire, l'utilisateur avait à sa disposition un ensemble d'objets élémentaires qu'il associait pour créer son environnement physique. Avec le langage littéral Simscape qui vient d'être annoncé, il pourra aller beaucoup plus loin et créer ses propres objets, de façon encore plus fine. Ce langage s’appuie sur le langage Matlab et il permet aux ingénieurs de développer des modèles réutilisables de composants et systèmes. Grâce à ce langage, les équipes de conception peuvent simuler plus précisément le comportement des systèmes, développer des stratégies de contrôle plus robustes, effectuer des compromis de conception et identifier très tôt les problèmes de performances au cours du processus de développement.
Le consortium PC/104 vient d'adopter les spécifications EPIC et EPIC Express V3.0 destinées à concevoir des systèmes constitués d'empilages de cartes basées sur des modules PCI/104-Express (offrant des bus PCI et PCI-Express) et PCIe/104 (sans bus PCI, pour gagner de la place). La norme EPIC Express définit la manière dont les modules PCI/104-Express et PCIe/104 sont incorporés sur la carte ordinateur EPIC. La spécification EPIC en fait de même pour une architecture de montage à base de modules PC/104, PC/104-Plus et PCI-104.
Le VITA vient de normaliser le standard de cartes mezzanine FMC sous la référence VITA 57.1-2008. Rappelons que les cartes FMC (FPGA Mezzanine Card) sont des cartes d'entrées/sorties de petit format prévues pour fonctionner avec des cartes porteuses équipées de FPGA. La norme VITA facilite le transfert et le formatage des données. Le nouveau standard permet d'obtenir des performances en vitesse nettement supérieures à celles obtenues jusqu'ici avec les cartes mezzanine PMC et XMC. Les cartes FMC sont disponibles en deux formats : 69 x 76,5 mm (moitié de la taille d'une carte PMC) ou 139 x 76,5 mm.
Labellisée Jeune Entreprise Innovante en 2006 et spécialisée dans la communication temps réel, la start-up française Arion Entreprise annonce sa première commande sur un marché étranger (Australie) passée par la société Australian Aerospace pour le compte d’un constructeur aéronautique. Le marché signé porte sur des configurations spécifiques du Module Arion-I/O (gestion/contrôle d’Entrées/Sorties) destinées à équiper des bancs de tests/intégration de systèmes avioniques, permettant leur mise au point par la validation de diverses fonctionnalités de l’application dans le but de limiter les essais en vol. Cette première livraison à l’exportation s’inscrit dans l’ensemble des commandes (d’une valeur globale de l’ordre de 450 000 euros) déjà enregistrées par Arion Entreprise pour son nouveau produit, le Module Arion-I/O.« Cette commande export souligne l’intérêt que l’industrie aéronautique, notamment, porte à notre technologie de communication rigoureusement temps réel (datation à la microseconde !) appliquée aux automatismes industriels, commente Renaud Mesnager, Président co-fondateur avec Christian Garnier, d’Arion Entreprise. Les solutions Arion apportent une rupture technologique, fiable, performante, modulaire et évolutive sans équivalence sur le marché du temps réel, tout en garantissant un respect de l’existant valorisé par une avancée technique très significative ».Introduit sur le marché national en 2007, le Module Arion-I/O a bénéficié en avril dernier de deux évolutions majeures. Outre un accroissement de sa connectivité avec l’arrivée de nouvelles cartes (Arin439, CAN, liaison série, Mil-Std-1553) permettant la connexion à des réseaux locaux industriels (RLI), il s’est enrichi de l’intégration du logiciel de conception-réalisation d’automatisme ISaGRAF (Rockwell Automation). Cet ensemble constitue un automate industriel distribué et totalement temps réel.
Wind River annonce que son système d'exploitation VxWorks MILS 2 est en évaluation pour être certifié « Common Criteria Evaluation Assurance Level 6+/NSA high robustness » (norme ISO/IEC 15408). Rappelons que MILS est un acronyme signifiant « multiple independent levels of security » et qu'il porte sur la conception d'applications embarquées présentant une protection élevée contre les erreurs et les menaces externes. Un système d'exploitation MILS a pour rôle de partitionner un traitement en de multiples composants logiciels avec des mécanismes très précis d'allocation des ressources, des flux d'information et d'isolation des fautes.L'évaluation de VxWorks MILS 2 sera effectuée par CygnaCom Solutions et l'université de l'Idaho.
Intel vient de céder à Kontron ses serveurs de communication lame (1U et 2 U de haut) en rack ainsi que ses serveurs de sécurité réseau IP. Cette activité représente un chiffre d'affaires de 40 M$ pour un effectif de 70 personnes environ. Les dirigeants de Kontron ont annoncé que ces plates-formes constituaient un complément à ses serveurs industriels et de communication à architecture AdvancedTCA et MicroTCA.Rappelons que Kontron, qui fabrique des cartes, des sous-ensembles et des ordinateurs industriels, est membre du programme Embedded Communications Alliance Premier d'Intel et que les deux sociétés ont noué de solides relations de partenariats.
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La vérification de la qualité d'un logiciel a toujours été une affaire complexe. L'auteur de cet article milite pour le contrôel du modèle, une technique qui a fait ses preuves pour assurer la fiabilité d'une conception matériel.
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