Invité de marque (avec Intel) d'un forum pour la presse organisé par Kontron, WindRiver a largement abordé le rôle du système d'exploitation Linux dans les applications embarquées, et plus particulièrement les deux aspects où il fait débat : qualité/sécurité et le temps réel. La société est bien placée pour en parler puisqu'elle propose une solution Linux, en plus de VxWorks.Au cours de ses interventions, elle s'est d'abord efforcée de rappeler que si Linux était ouvert (open source), il fallait se méfier des idées reçues du genre « C'est gratuit » (...mais sa mise en œuvre nécessite un investissement en formation, intégration, validation), « Il raccourcit le temps de mise sur le marché » (... en fait, c'est le contraire, le cycle de développement est plus long avec Linux), « La technologie de Linux évolue rapidement » (...oui, mais elle n'est pas focalisée sur les applications embarquées), « Accès à l'aide de la communauté Linux » (...mais l'embarqué n'est pas la préoccupation première de la communauté), etc. Tout ceci a conduit Wind River à s'appuyer sur la communauté du libre pour développer sa proposition de Linux. Elle y a ajouté tout le service qu'un éditeur de logiciel renommé est capable de fournir (en termes de validation, de sécurité, d'assistance), de sorte que les utilisateurs bénéficient des avantages de Linux, sans ses inconvénients. Au cours du forum, Wind River a également abordé l'aptitude de Linux à répondre aux besoins du temps réel. Elle a rappelé que contrairement à VxWorks, Linux n'était pas conçu au départ pour servir les applications temps réel. Il a fallu lui apporter des améliorations pour cela. Deux solutions ont été retenues : l'une est basée sur l'utilisation de routines de préemption (c'est donc une solution logicielle), l'autre sur l'intégration d'un cœur temps réel. Seule la seconde garantit un temps de réponse temps réel en toutes circonstances (en terme de temps de latence, et de variance sur ce temps), quelle que soit la charge du système.
Télécharger les présentations Trend towards Linux.pdf (1.52 MB) What are todays real time requirements.pdf (421.42 KB)
L'Inria (Institut National de recherche en informatique et automatique) et Schneider Electric viennent d'inaugurer une chaire sur les systèmes embarqués, à laquelle a également été associée Digiteo (une structure publique de liaison entre centres de recherche). Le but avoué de cette chaire est de financer les travaux des meilleurs chercheurs et de répondre ainsi à un défi majeur de la recherche française : endiguer la fuite des cerveaux. La direction en a été confiée à Joseph Sifakis, directeur de recherche au CNRS. Derrière tout cela, il y a avant tout un objectif de recherche. Celle-ci portera sur deux thèmes :- la modélisation, la simulation et l’optimisation de systèmes complexes, - la conception, la programmation, la sécurité et la fiabilité des systèmes informatiques. Cette chaire s’inscrit dans le cadre du 4ème plan stratégique de l’INRIA dont l’un des axes prioritaires pour répondre aux enjeux sociaux-économiques de demain est « l’ingénierie numérique ». Ce domaine inclut notamment la conception de logiciels embarqués à bord d’un objet physique (avion, carte bancaire, etc.). Joseph Sifakis a pris ses fonctions le 1er septembre 2008 pour une durée de 3 ans. Joseph Sifakis et les chercheurs et post-doctorants qui le rejoindront seront hébergés dans les locaux du centre INRIA Grenoble – Rhône-Alpes. Cette chaire vient donc renforcer la dynamique grenobloise pour le développement d’un pôle de visibilité internationale sur les systèmes embarqués intelligents. Elle apporte des moyens humains, et permet une meilleure synergie entre les principaux établissements de recherche à Grenoble. Son double parrainage vise à réaliser un programme de recherche de très haute qualité, en étroite collaboration avec des acteurs industriels du pôle grenoblois (et notamment Schneider, bien sûr, qui a une très forte présence dans la région).
IMS Research estime que le marché mondial du PC industriel est sur un rythme de croissance de 7,4 % par an (chiffre moyenné sur la période 2006-2011). La base de départ (2006) s'établissait à 1,5 milliards de dollars, dont 60 % réalisés sur les marchés industriels. Les modèles montés sur rail Din ont joué un rôle mineur jusqu'ici mais les choses devraient considérablement changer : IMS prévoit en effet un rythme de croissance de 25 % pour ces modèles, soit une progression 5 fois supérieure à celle des modèles en rack. Les modèles en boîtier (box) pour applications embarquées progresseront de 12 % par an, les modèles pour Panel PC embarqués de 10 % et les PC industriels durcis de 7 %. Cette disparité dans les croissances devrait donc faire bouger les lignes entre les différentes catégories de PC industriels. Pour mémoire, en 2006, les Panel PC durcis représentaient le tiers du marché, devançant les modèles montés en rack (un quart du marché), les modèles box (21 % du marché) et les PanelPC pour applications embarquées (8 %).Quant aux acteurs majeurs du domaine, ils sont à peu près tous présents dans le monde entier. IMS liste, dans le top 11, Aaeon, Advantech, B&R, Beckhoff, FlyTech, GE Intelligent Platform, IEI, Kontron, Rockwell, Shenzhen EOVC et Siemens. Ces chiffres ont été présentés lors d'une réunion organisée par Kontron avec ses partenaires Intel et WindRiver.
L’édition "Eclipse Now You Can 2008" appelle toute la Communauté Eclipse à se retrouver pour partager, échanger et débattre sur des sujets d’actualité dans le cadre d’un symposium qui réunira des acteurs engagés de l’écosystème Eclipse : contributeurs, « Add-providers », utilisateurs prestataires de services et industriels. Organisée par Geensys, cette troisième édition a pour vocation de consolider les acquis des éditions 2006 et 2007, c'est-à-dire de renforcer la communauté Eclipse en France, à faire grandir son réseau d’acteurs et à favoriser des opportunités de collaboration...Une présentation de la nouvelle plate-forme E4 « Eclipse 4 » sera effectuée par les membres expérimentés de la Fondation Eclipse. Il y sera notamment présenté une enquête sur l'intérêt croissant de la Dynamique Eclipse dans le secteur industriel. Les symposiums axés sur des thématiques bien spécifiques seront animés par des sociétés industrielles issues de l’écosystème Eclipse Européen et d’Amérique du Nord.
Pour en savoir plus
Accéder aux détails techniques
Pour accéder aux fiches techniques
Accéder aux spécifications techniques
Accéder à la documentation technique
Télécharger la fiche technique
Télécharger la documentation technique
Les FPGA mordent de plus en plus sur le marché des DSP et des Asics. Mais ils ont un inconvénient qui a été quelque peu ignoré au départ : c'est que le code enfoui dans le FPGA, qui définit la fonction du composant, peut être aisément copié. De fait, il y aurait beaucoup de contre-façons, ce qui représente un manque à gagner pour les concepteurs du circuit original (et la société qui les emploie). Cet article présente une parade développée par la société Algotronix. Elle consiste à injecter un code caché dans le FPGA d'origine. Ce code n'empêche pas les fraudeurs de réaliser des copies, mais il est désormais possible de prouver qu'un FPGA a été copié...
Télécharger l'article