Les lauréats des premiers ''Trophées de l'Embarqué'' organisés par Syntec Informatique, Cap'Tronic et la DGE (Direction générale des entreprises), sont connus. Ceux-ci sont au nombre de cinq.Le trophée de l'embarqué critique a été attribué à Astrium pour la réalisation du contrôle de vol du premier ATV (Automated Transfer Vehicle) ou ''Vaisseau cargo automatique'' (il est également baptisé Jules Verne), mis en orbite par Ariane. Celui-ci est destiné à ravitailler la Station Spatiale Internationale (ISS). Astrium a développé le logiciel de vol (FAS pour Flight Applicative Software), et le logiciel de sécurité MSU (Monitoring and Safing Unit) en charge de la surveillance de la trajectoire de l’ATV pour la sauvegarde de l’ISS et de son équipage. Le FAS est le logiciel spatial embarqué le plus complexe développé en Europe (1 million de lignes de code, soit 10 fois le logiciel de vol Ariane 5). Par ailleurs, le logiciel MSU (environ 30.000 lignes de code) est le premier logiciel spatial de catégorie A développé en Europe. Cette catégorie est définie dans les standards ESA pour les logiciels les plus critiques du point de vue mission et sûreté de fonctionnement, et implique un processus de vérification et validation particulièrement poussé.Le trophée de l'embarqué grand public a été remis à Phitec, pour le projet Actitam d'aide aux personnes déficientes visuelles. Un boîtier électronique miniature permet, à partir d’une borne, d’obtenir en temps réel de façon auditive toutes les informations des afficheurs électroniques des transports en commun (bus, tramway, métro, horaires, correspondances,…). Il leur permet aussi d’obtenir des informations de guidage dans un bâtiment public (accueil, bureau…). Outre ses fonctionnalités techniques innovantes, la force de ce produit réside dans sa compacité, synonyme de discrétion. L’intervention d’un expert dans le cadre du programme Cap’tronic a permis à la société de passer d’un prototype à un produit fini et industrialisé. Le trophée du capteur embarqué a été décerné à Ijinus, une jeune société quimpéroise pour son ''Capteur ultrason sans fil'', destiné aux mesures de niveau sur des silos de 1 à 25 m de haut. La mesure se fait sans contact, à l'aide d'un radar à ultrasons (40 kHz à 120 kHz). La transmission des mesures se fait sans fil (dans la gamme des 800 MHz). Ce produit innovant réduit les déplacements entre les sites, élimine le risque de tomber d’un silo et les ruptures ou les surcharges de stock, détecte des anomalies de consommation, de température et surtout apporte de manière numérique et en temps réel la preuve de la livraison. Grâce au programme Cap’tronic, cette PME a pu s’adosser à des laboratoires de recherche régionaux (ISEN, IETR) pour mettre notamment au point le traitement logiciel du signal et la liaison sans fil.Le trophée de l'embarqué pour la sécurité des biens et des personnes a été remis à Sea On Line, basée en Ile-de-France, pour le projet Automatic Sea Vision. Ce système, qui a nécessité cinq années de recherche, a été breveté. Il s'agit d'un système d'aide automatique à la veille optique à bord des navires, pour la sécurité et la sûreté, composé d'une suite logicielle de traitement d'images et de détection automatique, associée à des capteurs optiques. Le produit est décliné en plusieurs configurations : anticollision, sécurité à haute vitesse, surveillance côtière, recherche de naufragés, prévention des agressions (pirates, terroristes), sûreté des navires au mouillage et des installations offshore. Sea on line a été accompagné par Cap’tronic, par plusieurs laboratoires universitaires et par Optopartner, expert en logiciel embarqué et en traitement du signal.Enfin, le prix spécial du jury est revenu à Sysgo pour son système d'exploitation temps réel, destiné aux applications de sécurité des biens et des personnes. Grâce à la virtualisation, cette plate-forme permet de faire coexister différents niveaux de criticité de façon sûre et sécurisée.
A l’occasion des premières assises franco-allemandes de l’embarqué (qui ont eu lieu le 26 juin dernier), Syntec informatique, la DGE et les pôles de compétitivité Aérospace-Valley, Minalogic, System@TIC-Paris-Region, Images et Réseaux ont publié le premier référentiel commun européen de l’embarqué.La Common Technical Baseline a été réalisée par le CEA et le laboratoire Verimag, et son but est de faciliter les échanges entre les acteurs de l’écosystème de l’Embarqué.La Common Technical Baseline donne une meilleure visibilité de l’Embarqué, de ses activités et de ses métiersLa Common Technical Baseline est accessible à l’ensemble des utilisateurs sur le site embedded-systems-portal.com/CTB/.
Le VITA (anciennement VMEbus Industry Trade Association) publie périodiquement des notes sur le contexte technico-économique. Dans une note publiée il y a quelques jours (lire la note), il aborde les petits formats des cartes électroniques, qui se multiplient depuis quelques temps. Il reconnaît qu'il y a une demande pour ça mais il trouve que ceux-ci sont trop nombreux. Il y voit une opportunité pour le VITA d'imposer ses standards. Par ailleurs, le VITA s'inquiète de la diversité des composants utilisés sur les cartes actuelles et des conséquences qui vont en découler lorsque va arriver l'inévitable consolidation du marché des semi-conducteurs, certains analystes considérant que l'on va passer de 450 fabricants actuellement à un cinquantaine d'ici cinq ans...
Embedded Market Forecasters (EMF) estime que le marché mondial des systèmes d'exploitation et outils de développement pour l'embarqué était de 2,92 milliards de dollars en 2007, en progression de 8,5 % par rapport à 2006. Notre confrère Electronique.biz, qui rapporte l'information, précise en outre qu'en 2006, le marché des systèmes d'exploitation temps réel et des environnements de développement intégrés associés avait atteint 795 millions de dollars (hausse de 23 %) et que celui des outils de simulation/modélisation pour l'embarqué s'était établi à 867 millions de dollars (hausse de 56 %).
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Less disques durs de nos PC tournent à des vitesses de plus en plus élevées. Dans cet article de fond, Hitachi Global Storage Technologies explique l'intérêt de passer d'une vitesse de 5.400 tours par minute à 7.200 tours par minute.
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