C'est une nouvelle tendance : les présidents viennent expliquer leur politique sur le terrain. C'est ainsi que, quelques semaines après avoir repris l'Américain Ampro, Jim Liu, le Président de Adlink, est venu à Paris présenter la politique de sa société. Les raisons du rachat étaient déjà connues. En rachetant Ampro, la société taïwanaise faisait d'une pierre deux coups : d'une part, elle élargisssait son catalogue de cartes électroniques vers les petits formats (la grande spécialité d'Ampro) et d'autre part, elle renforçait sa présence sur les marchés occidentaux. Avec ce rachat, Adlink veut désormais montrer qu'elle entend beaucoup plus peser sur le marché. « Notre chiffre d'affaires devrait passer de 82 M$ l'an passé à environ 120 M$ cette année. Avec ce bond spectaculaire, nous sommes aujourd'hui parmi les six premiers fournisseurs de cartes électroniques standard. Nous ambitions d'entrer rapidement (trois ans) dans le Top 3 », explique Jim Liu. Advantech et Kontron semblent inaccessibles mais on peut s'attendre à une lutte implacable entre les poursuivants, sachant que Emerson et GE Fanuc, qui se sont fortement renforcés ces dernières années, veulent aussi jouer les premiers rôles. Deuxième message. En passant en France, M. Liu a aussi voulu marquer la volonté de la société de se rapprocher de ses marchés. La société vient de créer une filiale en France, dirigée par Christian Marez, qui connaît le milieu pour avoir travaillé pour Ampro, ZFMicro et Digital Logic en France.. Dans la foulée de la France, des filiales devraient être créées en Grande Bretagne et en Allemagne. L'Europe, dans laquelle Adlink réalise environ 20 % de son chiffre d'affaires, est devenue un enjeu majeur... Comme souvent en pareil cas, le rôle de ces filiales sera de prendre en charge les grands comptes. Il n'est pas question de remettre en cause le réseau de distributeurs, ni même, tout au moins avant plusieurs mois, de fusionner Adlink et Ampro ainsi que leurs réseaux de distribution respectifs. Tout au plus, Adlink a-t-il annoncé qu'il allait s'occuper en direct de tout le marché industriel, reprenant ainsi les produits Ampro non durcis.M. Liu a bien sûr vanté la capacité de Taïwan et de la Chine continentale à produire à bas coût. En toute logique, la production des cartes d'Ampro se fera de plus en plus en Asie. Par contre, pour tout ce qui est recherche et développement, tout ce qui concerne l'émergence des standards, Adlink continuera d'être un acteur de la normalisation. La société joue un rôle important au sein des consortiums PXI, PICMG (ATCA, COM Express, PCI Express), LXI (un Ethernet pour l'instrumentation) et l'Intel Communications Alliance. Cette présence dans les consortiums PXI et LXI est significatif de l'importance que représente le marché de l'instrumentation pour la société. La division MAPS (Measurement and Automation Products) représente 40 % du chiffre d'affaires de la société... La division ICPS (Industrial Computing Products) fait le reste. Sur le court terme (les deux années à venir), M. Liu prévoit un fort développement des cœurs de calculateurs (COM, Computer On Module), tandis que sur le moyen terme (5 ans), il mise sur les cartes grand format ATCA (la société compte également développer une offre en µTCA).Nous signalerons enfin que Adlink n'est pas seulement un fournisseur de cartes et d'ordinateurs standard. La société fait régulièrement des adaptations pour certains clients, voire du sur-mesure (totalement spécifique) : pour la division ICPS, ces produits non standard représentent environ 40 % du chiffre d'affaires...
J-F P
Adlink Technology France115, rue Emile Baudot91300 MASSYTél.: 06 75 70 94 15
Le consortium PICMG (PCI Industrial Manufacturers Group) vient de créer un sous-comité pour étendre les facteurs de forme 3U et 6U du CompactPCI pour répondre aux applications de l'industrie, de l'avionique, des transports, du médical, voire des télécoms.Le sous-comité observe que cPCI ne couvre pas les mêmes segments de marché que le µTCA et que le standard est limité pour les bus série standards tels que PCI Express, Ethernet, SATA/SAS et USB en fond de panier. CompactPCI Express n'a pas d'entrées/sorties à l'arrière et n'offre pas de migration économique depuis CompactPCI (il faut prévoir des ponts). L'objectif des travaux du comité est de prévoir un nouveau module périphérique supportant tous les bus série évoqués afin de permettre des extensions pour PCI Express, les batteries de disques durs RAID, les solutions Wi-Fi basées sur USB...
Wind River Systems, le spécialiste des logiciels de développement pour applications embarquées, a annoncé qu'il coopérait avec Intel pour créer une plate-forme Linux Open Soouorce dédiée aux applications automobile, et plus précisément tout ce qui touche aux loisirs à l'intérieur des véhicules. La plate-forme sera optimisée pour le processeur Atom d'Intel, introduit le mois dernier, et qui a été conçu pour ces applications d'infotainment, qui nécessitent de traiter des applications graphique et multimédia sur des matériels à faible consommation.Tous ces travaux seront accessibles à la communauté open source via le site http://www.moblin.org/ (projet Linux pour l'internet mobile), qui comprendra du coup une section dédiée aux applications automobiles.
Les fabricants de microprocesseurs ont annoncé qu'ils préparaient des processeurs pouvant compter plusieurs dizaines de coeurs. Il en découle évidemment des conséquences lourdes pour les développeurs d'applicatifs sur ces processeurs. De nombreuses initiatives sont en cours pour relever le défi. Parmi celles-ci, l'association Mutlicore Association est particulièrement active (elle publie plusieurs communiqués par semaine). Elle a créé un groupe de travail dirigé par CriticalBlue et Intel afin de proposer un guide de bonnes pratiques pour programmer les processeurs multi-coeurs. D'autres acteurs l'ont rejoint depuis (Freescale, Imperas, Intel, Nokia Siemens Networks, PolyCore Software, Texas Instruments et WindRiver). Le groupe fera une sortie le 10 juin à la conférence Design Automation Conference à Anaheim pour montrer où il en est et élargir son cercle...
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The MathWorks annonce la disponibilité de Communications Blockset 4, qui étend Simulink avec une bibliothèque complète de blocs pour la conception, la simulation et la vérification de la couche physique des systèmes de communication. Cette nouvelle version propose une meilleure prise en charge de la génération de code (notamment une simulation plus rapide sur les ordinateurs multicœurs), et aussi des exemples de fonctionnalités importantes des systèmes de communication WiMAX et Long Term Evolution (LTE).● Prise en charge étendue des nombres en virgule fixe pour les blocs de bibliothèque utilisés dans le cadre du développement de systèmes de communication sans fil 3G et 4G● Nouvelle démo à plusieurs entrées et plusieurs sorties/multiplexage fréquentiel orthogonal (MIMO/OFDM) afin de bien illustrer l’exploitation de fonctions d’Embedded MATLAB pour la mise en œuvre de codes de blocs d’espace temporel dans le développement de systèmes sans fil à large bande WiMAX● Sources, tels que générateurs d’entiers et de binaires aléatoires, séquences de code PN et Gold, et aussi des collecteurs, tels que calculs de taux d'erreur, diagrammes de l’œil et tracés de constellation ● Modèles de canal, incluant AWGN (bruit blanc additif Gaussien), affaiblissement Ricien et de Rayleigh multivoie, altérations RF, incluant non linéarité, bruit de phase, bruit thermique et décalages de phase et de fréquence● Intégration avec Matlab et Communications Toolbox pour l’analyse post-simulation ● Outil de visualisation de canaux pour visualiser et explorer les canaux de communication variant dans le temps
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Les composants électroniques FPGA existent depuis 30 ans. Populaires à la fin des années 70, ils ont ensuite connu une longue traversée du désert. Depuis quelques années, ils occupent à nouveau le devant de la scène et sont au coeur de très nombreuses cartes électroniques. Il faut dire qu'ils ont radicalement changé. C'est ce qu'explique National Instruments dans cet article à vocation didactique.
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Dans cet article publié par notre confrère EETimes Europe, un ingénieur de The Mathworks décrit toutes les étapes à effectuer pour convertir une application écrite en code Matlab en un langage C. Jusqu'à une époque récente, cette conversion était faite à la main. Il existe désormais un outil pour automatiser la procédure, ce qui amène une grande simplification dans le processus de développement d'une application.