Américain, impliqué depuis 25 ans dans les logiciels pour applications embarquées dans tous les univers (avionique, industrie, télécoms), Bill St Clair a suivi les évolutions importantes qu'ont connues les logiciels pour systèmes embarqués. Dans une interview accordée à notre confrère Test & Measurement World, il rappelle que dans les applications sécuritaires (automobile, militaire, espace, télécoms), il fallait relever le défi de la validation du code (celui-ci doit être sûr et sans défaut) tout en se conformant aux nombreux référentiels adoptés dans les différents secteurs, tels que CMMI, DO-178B pour l'avionique, EN-50128 pour le ferroviaire ou IEC 61508 dans l'automobile.
Certaines pratiques mises en œuvre dans certains secteurs migrent vers d'autres. C'est le cas par exemple de la validation basée sur les règles (qui décrivent le comportement du système dans toutes les situations, tel qu'on peut le prévoir d'après le cahier des charges) qui est depuis longtemps mise en pratique dans l'aéronautique et le ferroviaire et qui arrive maintenant dans l'automobile. Autre aspect, il faut mettre en œuvre une traçabilité complète de l'ensemble du processus de développement de l'applicatif (conception, codage, test), ce qui suppose de brasser des documents présentés en plusieurs formats et provenant d'éditeurs différents. Par le passé, ceci était réalisé manuellement et pouvait représenter de 50 à 70 % du coût global d'un projet. Aujourd'hui, des outils de management de projet permettent de gagner beaucoup de temps.
Une autre évolution importante concerne l'arrivée des langages de haut niveau, beaucoup moins fastidieux que les langages machine utilisés pendant longtemps. Mais l'expérience montre que les programmes obtenus ne fonctionnent pas toujours comme prévu : s'il faut faire moins d'effort pour aligner les lignes de code, il faut en faire davantage pour détecter où sont les défauts. De nombreux spécialistes se sont penchés sur la question et ont constaté que d'un programme à l'autre, certains revenaient régulièrement. Ce constat a favorisé l'émergence de guides de bonnes pratiques afin d'éviter, ou à défaut de pouvoir détecter, tout ce qui peut conduire à l'introduction de défauts. C'est le cas par exemple du MISRA adopté par les professionnels de l'automobile.
Pour Bill St Clair, les bonnes pratiques doivent se pencher sur la cause des défauts plutôt qu'à leurs effets (le niveau 5 du référentiel CMMI met l'accent là-dessus) et qu'il est très important de se pencher sur la fonction que doit exécuter le logiciel. En effet, on observe qu'au moins 70 % des défauts proviennent de ce non respect des exigences du logiciel.
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La société taïwanaise VIA Technologies vient de franchir un nouveau cap dans la course à la miniaturisation et la réduction de consommation des cartes pour applications embarquées. Elle vient en effet de présenter une nouvelle carte au format Pico-ETX (10 x 7,2 cm, un des plus petits formats du marché) avec un processeur à architecture x86 qui consomme à peine 1 W, évitant ainsi d'avoir à prévoir un quelconque dispositif de refroidissement. Le processeur Eden ULV travaille à 500 MHz.
La fondation OPC a demandé à ses membres de plancher sur un document de préparation d'outils de test de conformité pour les logiciels se réclamant du standard OPC UA. La remise des copies est pour le 3 juin. Par ailleurs la fondation a audité le laboratoire allemand Ascolab (basé à Erlangen) afin de vérifier sa capacité à vérifier qu'un produit est conforme aux spécifications OPC. Trois membres de la fondation ont passé trois jours au laboratoire et ont déclaré le laboratoire apte à pratiquer ce genre de vérification.
Les dernières générations de PC et de cartes électroniques embarquent des processeurs multi-cœurs. Les processeurs actuels comportent 2 ou 4 cœurs, mais ce n'est qu'un début, demain ils en embarqueront plusieurs dizaines. Cela posera alors avec beaucoup plus d'acuité le problème de la programmation parallèle. On commence à se pencher sur le sujet. Notre confrère Electronique.biz rapporte qu'après l'annonce d'une coopération entre Intel et Microsoft sur ce sujet (avec un investissement annoncé de 20 M$), l'université de Standford venait à son tour de démarrer un programme de 6 M$ dans lequel sont impliqués AMD, Nvidia, IBM, HP et Intel.
La société américaine ASSET Intertech estime qu'avec l'augmentation de la densité d'intégration, la testabilité des composants électroniques pose de plus en plus de difficultés et que les techniques utilisées jusqu'ici par les outils de CAO arrivent à leurs limites. La société a donc décidé de se focaliser désormais sur les outils permettant d'embarquer de l'instrumentation dans les composants afin de vérifier leur conformité avec le cahier des charges, le test et le déboggage.Pour cela, la société va notamment utiliser la technique du boundary-scan, imaginée à la fin des années 80 pour le test des cartes et qui permet d'accéder aux nœuds internes d'une carte à partir d'un connecteur unique. Le boundary-scan est soutenu par la fondation JTAG et a fait l'objet d'une norme IEEE (IEEE 1149.1). ASSET Intertech s'appuiera sur les derniers travaux du JTAG, et notamment ceux du groupe de travail P1687.
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Dimensions : 27,9 x 21,5 x 12,7 cm
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Dans cet article très basique, Advantech explique que l'arrivée des interfaces homme machine de petite taille devenait une alternative intéressante sur les équipements où l'on mettait jusqu'ici des boutons et des afficheurs.
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Dans cet article publié sur le site d'Embedding Computing, Alex deVries de Wind River Systems explique comment la société a résolu le problème que posait la mise en œuvre du système d'exploitation Linux dans les projets de taille importante et impliquant un nombre conséquent de développeurs.